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Coupe d'Europe: Toulon peut-il ouvrir le palmarès de la nouvelle mouture?

Si la Coupe d'Europe nouvelle version, densifiée avec le passage de 24 à 20 clubs, est née dans la douleur, cet accouchement difficile semble aujourd'hui oublié. Le terrain ayant repris ses droits, une question se pose: Toulon, double tenant du titre, peut-il mener à bien une quête de triplé dans laquelle ont échoué les Anglais de Leicester (2001 et 2002) et les Irlandais du Leinster (2011 et 2012) ?
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France Télévisions
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  • RC Toulon / Scarlets, dimanche 18 octobre à 16h05 sur France 2 et Francetvsport.fr

Placés dans la poule de la mort, les champions de France n'auront pas droit à un round d'observation.

Les Saracens montent en puissance

Finalistes la saison dernière, demi-finalistes en 2013, les Saracens ont  misé sur la stabilité d'un effectif quatre étoiles, fort de 21 internationaux  dont 10 anglais, avec à sa baguette le meneur du XV de la Rose, Owen Farrell. Côté anglais, il faudra compter aussi sur Northampton, auteur du doublé  championnat-Challenge européen au printemps. Leaders de la Permiership, les  Saints n'ont plus atteint les quarts de finale de la Coupe d'Europe depuis leur  finale en 2011, mais en ont fait l'un des principaux objectifs de leur saison. Bath s'est en revanche montré actif, attirant notamment dans ses filets la star du XIII Sam Burgess, et fait figure d'outsider, de même que les Harlequins de l'ailier international anglais Marland Yarde, et Leicester.

Les Irlandais voudraient eux bien reprendre la main après avoir dominé la  compétition reine du milieu des années 2000 au début de l'actuelle décennie. Le Leinster tentera de confirmer son renouveau entamé avec l'arrivée du manageur  Matt O'Connor à l'été 2013, mais devra se passer pour la première fois depuis près de 15 ans de son historique centre Brian O'Driscoll, retraité. Ses rivaux intérieurs ont elle connu du changement à leur tête pendant  l'intersaison. Le Munster, demi-finaliste la saison dernière, a ainsi fait  monter en grade son ancien N.8 emblématique Anthony Foley, passé du poste  d'entraîneur des avants à celui de manageur. L'Ulster, séduisant lors de la dernière édition, se retrouve lui sans  entraîneur principal après le départ en juin de Mark Anscombe puis celui, il y a quelques semaines, de son successeur, Les Kiss... 

Montpellier et le Racing-Metro, deux géants en devenir

Si les Ospreys, leaders surprise de la Ligue celtique, essaieront de tirer  leur épingle du jeu, la principale menace pour Toulon pourrait bien venir de  l'intérieur. Clermont, battu sur le fil pour le titre en 2013, attend enfin son heure  sous la houlette de l'ancien adjoint Franck Azéma, qui a remplacé Vern Cotter.  La continuité a visiblement été bien assurée puisque l'ASM, renforcée à  l'intersaison par le centre international gallois Jonathan Davies, réalise un  début de Championnat prometteur.

Le Racing-Métro, autre équipe en forme, vise au moins une première  participation aux quarts de finale pour la deuxième saison du duo d'entraîneurs  Laurent Labit-Laurent Travers. Pour atteindre son objectif, le club a de  nouveau réalisé un gros recrutement avec notamment les arrivées des  internationaux français Brice Dulin et Antonie Claassen. Montpellier, autre nouvelle puissance française, s'est également épaissi  cet été avec l'arrivée de l'international australien Ben Mowen, mais vient de  perdre pour plusieurs mois sur blessure son stratège François Trinh-Duc. Détenteur du record de nombre de titres (4), le Stade Toulousain est lui à  la peine en championnat. L'air de l'Europe lui fera-t-il retrouver sa grandeur passée ? Réponse au plus tard le 2 mai prochain à Twickenham.

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