Challenge Cup : "Peut-être que je suis comme le bon vin", savoure Saint-André après la victoire de Montpellier

L'entraîneur de Montpellier s'est réjouit de la victoire de ses hommes en finale de Challenge Cup vendredi face à Leicester (18-17). 

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France Télévisions
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L'entraîneur de Montpellier, Philippe Saint-André, soulève le trophée de la Challenge Cup après la victoire de ses hommes en finale, vendredi 21 mai.  (GLYN KIRK / AFP)

"Peut-être que je suis comme le bon vin, plus je vieillis moins mauvais je suis", a affirmé Philippe Saint-André l'entraîneur de Montpellier, à l'issue de la victoire de son club en Challenge Cup face à Leicester, vendredi 21 mai à Twickenham. Il a réussi à redresser une équipe en perdition pour la guider vers le titre européen. 

C'est votre défense qui vous sauve ce soir ?

Philippe Saint-André (entraîneur de Montpellier) : "La défense non, puisqu'on marque deux essais... Aujourd'hui c'est aussi notre maîtrise. On a été pragmatique. Au mois de janvier, on avait perdu cinq matches d'affilée dans le money time. Aujourd'hui, on a été sereins, on n'a pas paniqué. On a été très dangereux: on marque deux très beaux essais. Je suis très fier pour le club, pour les joueurs et aussi pour le président (Mohed Altrad). Il a fait toutes les réunions avec nous, il a souffert avec nous mais il a été patient. On va respecter la bulle sanitaire mais on va fêter ce titre à l'hôtel !"

Aviez-vous imaginé vivre une fin de saison pareille ?

PSA : "Je savais qu'il y avait un vrai potentiel. Mais il fallait être plus précis en conquête, ce qu'on a su faire même si ce soir nous avons souffert sur les ballons portés. J'ai senti une envie, une détermination, du courage de la part des joueurs qui repartaient le lundi il repartait avec une envie incroyable. On a trop souvent critiqué ce club alors qu'on a trouvé une vraie solidarité. Les anciens joueurs nous ont envoyé des vidéos, les gens du back office pleuraient quand on perdait mais on a gardé le cap. Je n'ai pas paniqué. Aujourd'hui, on doit être à dix victoires sur les douze derniers matches. Chapeau aux joueurs et à leur état d'esprit. Aujourd'hui, il fallait être une belle équipe pour gagner face à une belle équipe de Leicester."

Quelle place va occuper ce titre dans votre parcours ?

PSA : "C'est marrant que vous me posiez la question parce que dans les vestiaires, le demi de mêlée de Leicester Wigglesworth est venu me voir. Il a gagné son premier avec moi ici avec les Sale Sharks contre Leicester. On leur avait mis 40 points (45-20 en finale en 2006). Aujourd'hui, ce titre je le savoure car en janvier on était au bord de l'enfer. Mais avec ce groupe-là je me suis dis qu'on pouvait la gagner. On était pourtant dans une dynamique négative. J'ai dit aux joueurs : on va la jouer à fond, non seulement on va se sauver mais on va gagner cette coupe d'Europe. Ces trois derniers mois ont été incroyables d'émotion et de partage. Même si durant l'expérience en équipe de France, il y a eu des moments douloureux, ils m'ont enormément apporté. Dans la vie tu apprends tous les jours. Peut-être que je suis comme le bon vin, plus je vieillis moins mauvais je suis."

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