Challenge Cup : en demi-finale, Toulon et Lyon ont rendez-vous avec leur histoire

Le LOU et le RCT, derniers représentants français en Challenge Cup, rêvent tous deux d’une étoile européenne. Deux clubs Anglais les séparent de la finale à Marseille.

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France Télévisions
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Le Toulonnais et entraîneur de Lyon, Pierre Mignoni, le 27 mars 2022. (VALENTINE CHAPUIS / AFP)

C’est une histoire, aux allures de conte, digne de débuter par le rassurant "il était une fois". L’histoire du destin croisé de deux clubs, Lyon et Toulon, déterminés à écarter de leur route les voisins Anglais des Wasps et des Saracens qu’ils affrontent en demi-finale de Challenge Cup samedi 14 mai. Une chose les sépare néanmoins, si le LOU veut décrocher sa première finale européenne, Toulon veut redevenir un cador en Europe.

Lyon, en quête de sa première étoile européenne

Que le LOU en a fait du chemin depuis l’arrivée de Pierre Mignoni aux manettes du club en 2015. Un sacre de champion de Pro D2 et une remontée en Top 14 (2016) ou encore des demi-finales de Top 14 en 2018 et 2019 alors que le club n’avait plus connu tel parcours depuis les années 30. Avant de rejoindre Toulon la saison prochaine, le technicien espère tirer sa révérence sur un sacre.   

Plutôt excité à l’idée de continuer à écrire l’histoire. C’est ça qui est important. C’est historique pour le club de connaître une demi-finale de coupe d’Europe à domicile, mais ce n’est pas une finalité. On sait où on veut aller, ça va passer par ce match encore difficile.    

Pierre Mignoni, entraîneur du LOU

en conférence de presse d'avant-match

Les coéquipiers de Baptiste Couilloud, cinquièmes du championnat et parfaitement placés dans la course aux phases finales, sont à deux matchs d’un premier titre européen. Pour offrir une fin d'aventure rêvée à leur entraîneur, les Lyonnais, devront faire tomber les Wasps, reversés de la Champions Cup à la Challenge Cup, samedi après-midi. Des Anglais qui avaient battu Toulouse en janvier.

Aucun doute que le LOU, renversant contre Glasgow la semaine passée (35-27) et seule équipe encore invaincue à ce jour dans la compétition (six victoires), se dirige vers ce choc avec appétit.

Toulon, en quête de sa gloire passée

Un doux parfum de Champions Cup enveloppera le stade Mayol, samedi soir (21 heures, à suivre sur France 4). Car s’ils doivent se contenter de sa petite sœur, un duel entre Varois et Anglais rappelle les plus belles heures de ceux qui ont régné sur le rugby européen pendant près d’une décennie. Dans les années 2010, les Toulonnais et les Sarries ont raflé six Champions Cup (trois pour le RCT 2013-2014-2015, trois pour les Saracens 2016-2017-2019).   

Ce sont deux clubs similaires dans leur combativité, leur histoire aussi. Ils ont une histoire extraordinaire et ils reviennent de loin.

Christopher Tolofua, talonneur du RCT

en conférence de presse d'avant-match

Ce sont donc deux clubs revanchards, avides d'un nouveau trophée européen et pressés de faire leur retour parmi les plus grands, qui s’affronteront en demi-finale. Si laculture de la gagne rapproche les deux institutions, les similarités s’arrêtent ici. Ce choc est le résultat de deux trajectoires bien distinctes entamées une fois le règne achevé.

Une victoire finale comme raccourci

Côté Toulonnais, l’époque révolue des Wilkinson, Habana, Botha a laissé place à une période de flottement où le RCT a bataillé pour trouver la bonne formule et rejouer les premiers rôles (succession d’entraîneurs, changement de direction). Englués dans les profondeurs du championnat après un début de saison poussif, les Varois ont néanmoins retrouvé des couleurs depuis l’arrivée de Franck Azéma et les retours de cadres comme Baptiste Serin, Louis Carbonel ou Charles Ollivon. 

Désormais huitièmes, ils peuvent même encore espérer accrocher les phases finales mais l'affaire n'est plus entre leurs mains. Une victoire en Challenge Cup, le vainqueur joue automatiquement la Champions Cup la saison suivante, fait figure de raccourci pour marquer les esprits et retrouver au plus vite son statut de cador européen.

Une préoccupation qui ne viendra pas polluer les esprits anglais. Dauphins de Leicester en championnat pour leur saison retour dans l’élite après leur rétrogradation pour non-respect du salary cap en 2020, les Saracens et leur armée d'internationaux anglais sont d’ores et déjà assurés de retrouver la grande coupe d’Europe l’an prochain. Les Toulonnais auront une montagne à faire tomber pour décrocher leur ticket vers la finale.

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