Une Japonaise de 100 ans boucle un 1 500 m nage libre

Mieko Nagaoka a accompli ce défi en 1h15'54", samedi, dans la préfecture de Ehime, en optant pour le dos crawlé.

Mieko Nagaoka célèbre sa course sur 1 500 m nage libre, le 4 avril 2015, à Matsuyama (Japon).
Mieko Nagaoka célèbre sa course sur 1 500 m nage libre, le 4 avril 2015, à Matsuyama (Japon). (JAPAN MASTERS SWIMMING ASSOC. / REUTERS)

C'est la première fois qu'une centenaire réussit un tel exploit. Mieko Nagaoka, une Japonaise de 100 ans, a réussi à boucler une course de 1 500 mètres lors d'une compétition de nage libre en petit bassin. Seule à concourir dans la catégorie 100 à 104 ans, elle a accompli ce défi en 1h15'54", samedi 4 avril, dans la préfecture de Ehime, en optant pour le dos crawlé, sous les applaudissements d'un public enthousiaste.

Certes, Mieko Nagaoka est loin de la performance réalisée par l'Américaine Katie Ledecky, de 82 ans sa cadette, qui détient le record de la discipline sur cette distance avec un chrono de 15'28"36. Mais la vieille dame n'en a cure. Elle espère désormais voir sa course homologuée par le Guinness World Records et ne compte pas s'arrêter là : "Je veux nager jusqu'à l'âge de 105 ans si je parviens à vivre aussi longtemps", a-t-elle dit à l'agence de presse Kyodo.

Une passion tardive

Mieko Nagaoka n'a commencé à nager qu'à l'âge de 80 ans dans le cadre d'un programme de rééducation d'un genou malade, selon la même source. Débutante à l'époque, elle s'est prise au jeu et enchaîne, depuis, les records. Elle avait déjà parcouru 1 500 mètres dans un bassin olympique à l'âge de 99 ans et a publié, l'an passé, un livre relatant ses prouesses sportives.

Il y avait près de 59 000 centenaires répertoriés au Japon en septembre 2014, dont 87% de femmes, selon les statistiques officielles du ministère de la Santé. Parmi eux, plusieurs demeurent très alertes et n'ont rien à envier aux jeunes. Ainsi, Hidekichi Miyazaki, vieillard de 104 ans, peut se prévaloir du record du monde du 100 mètres des 100 ans et plus avec 29,83 secondes, ce qui lui a valu le surnom de "Golden Bolt" – en référence à la star de l'athlétisme Usain Bolt.