Les confessions de Laure Manaudou en quatre phrases chocs

L'ex-nageuse se livre dans une autobiographie qui sort jeudi en librairie. Elle se confesse également dans plusieurs interviews.

L\'ex-nageuse Laure Manaudou, le 30 janvier 2013 à Paris.
L'ex-nageuse Laure Manaudou, le 30 janvier 2013 à Paris. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Elle a 28 ans aujourd'hui. La championne de natation Laure Manaudou a choisi le jour de son anniversaire, jeudi 9 octobre, pour sortir son autobiographie, Entre les lignes (éd. Michel Lafon), dans laquelle elle se confie sans détours. A l'occasion de la promotion de son livre, la nageuse, retraitée depuis 2013, donne également plusieurs interviews dans les médias.

Francetv info revient sur quatre déclarations marquantes.

"Je n'ai jamais aimé nager"

L'autobiographie de Laure Manaudou commence par cette révélation. "Rien ne me manque. Ni l'odeur du chlore, dont le corps met des mois à se débarrasser. (...) Encore moins l'enfilade infinie de carreaux de faïence qu'on compte jusqu'à l'abrutissement en enchaînant les longueurs", poursuit-elle dans son ouvrage, dont La Provence a mis en ligne des extraits.

L'ex-star de la natation française a précisé sa pensée jeudi sur Europe 1 : "Je n'ai jamais aimé nager, mais j'ai toujours adoré gagner ! Ce qui m'a fait avancer. Montrer que j'étais la meilleure." "Je n'ai jamais été fière de tous mes titres, de mes médailles. Pour moi, c'était normal. (...) Peut-être que, quand je le relirai à 40 ans, je me dirai que mon parcours n'était pas si mal", indique-t-elle aussi dans Le Parisien.

"100% des sportifs de haut-niveau prennent de la créatine"

La championne aux 121 médailles nationales, continentales et mondiales, avoue que cela n'a pas été simple, non plus, durant sa carrière. "J'ai fait une dépression juste après les JO de Pékin en 2008", avoue-t-elle sur Europe 1. "Je ne peux pas m'empêcher de lire tout ce qu'on dit de mal sur moi", se souvient-elle dans Le Parisien. "Tous les sportifs sont comme ça. Mon petit frère en ce moment fait pareil", dit-elle dans le quotidien.

La nageuse fait ainsi référence aux déclarations de son frère Florent Manaudou, qui a reconnu vendredi dans Le Parisien Magazine prendre de la créatine, un complément alimentaire aux effets secondaires peu connus. "J'ai envie d'en parler", a insisté Laure Manaudou sur Europe 1. "Je pense qu'il y a 100% des sportifs de haut niveau qui prennent de la créatine, ou au moins une très grande partie. Ce n'est pas un produit qui est sur les listes [des produits interdits]. C'est autorisé par le médecin de l'équipe de France et ce n'est pas dangereux pour la santé."

"Ce livre est une lettre d'amour à Philippe Lucas"

Laure Manaudou revient aussi sur ses relations avec son entraîneur emblématique, Philippe Lucas. Elle l'a rencontré à 13 ans. "Il y a deux Philippe : l'entraîneur impitoyable et cinglant, capable de m'insulter s'il estime que je ne travaille pas assez bien ; et le copain, le chahuteur bienveillant qui me laisse vivre ma vie, m'achète des hamburgers au McDo et fait l'imbécile avec moi comme un grand gosse", écrit-elle dans son livre.

Dimanche, invitée de l'émission "Sept à Huit" sur TF1, l'ancienne championne du monde du 400 mètres nage libre avouait que la rupture avait été "terrible". "Car c'était sur un coup de tête et ça ne se fait pas. Ce livre est une lettre d'amour à Philippe Lucas. Il me manque beaucoup. On n'est rien l'un sans l'autre. J'aurais dû lui faire confiance plus longtemps." Elle aura peut-être l'occasion de lui dire en face-à-face. "Je le revois dimanche [12 octobre] chez 'Stade 2'. Je ne l'ai pas revu depuis sept ans", a-t-elle confié sur Europe 1.

"Ma hantise : que ma fille voie les clichés où je suis nue"

En 2007, les photos dénudées de la nageuse font le tour de web. Ce n'est pas l'Italien Luca Marin, avec lequel elle vient de rompre, qui est responsable, mais Pierre Henri, un autre nageur avec qui elle a eu une aventure. "Je ne m'attendais pas le moins du monde à voir ressurgir ces fameuses images prises dans ma salle de bains de Canet près de deux ans plus tôt. Bien sûr, au moment de ma rupture avec Pierre, j'avais tremblé à l'idée qu'il puisse s'en servir contre moi. Mais il ne l'avait pas fait, et je croyais naïvement qu'il ne le ferait jamais", écrit-elle.

Aujourd'hui, elle assume ces clichés, mais sa "hantise, c'est que Manon, [sa] fille, née en avril 2010, les voie quand elle sera plus grande". Julien, Pierre, Luca, Benjamin, Fred ou Benoît... L'amour a souvent dicté les choix de la triple championne du monde, qui a confessé au Parisien n'être restée qu'un mois et demi célibataire. "C'est l'amour qui décide à ma place pour le meilleur et parfois pour le pire."

"Je me cherche toujours un peu professionnellement, mais le livre m'a permis de tout mettre à plat, de faire aussi le deuil de ma carrière sportive", déclare-t-elle au quotidien. "La compétition, c'est terminé. J'ai envie de vivre ma vie comme j'ai toujours voulu la vivre", a-t-elle insisté.