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Mondial U17 : 18 ans après, les Bleus sur les traces de Sinama-Pongolle et Le Tallec ?

Tombeuse de l'Espagne ce lundi en quart de finale de la Coupe du monde (6-1), l'équipe de France U17 jouera ce jeudi la deuxième demi-finale de son histoire. En 2001, la bande à Florent Sinama-Pongolle avait sorti l'Argentine en demi-finale, avant de s'offrir le titre quelques jours plus tard, lors d'une rencontre mémorable contre le Nigeria (3-0). La seule consécration planétaire de la France dans cette catégorie d'âge.
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France Télévisions
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Et si l'histoire se répétait ? Qualifiée pour les demi-finales de la Coupe du monde après sa victoire (6-1) face à l'Espagne, finaliste il y a deux ans, l'équipe de France U17 visera ce jeudi face au Brésil ou à l'Italie la deuxième finale de son histoire. Près de vingt ans après la victoire des hommes de Jean-François Jodar lors de la seule et unique finale des Bleus dans un Mondial U17 (3-0), le clin d’œil serait sympathique, la saveur particulière. 

Il faut dire que le parcours des Bleus cette anné-là n'avait pas grand chose avoir avec le récital livré par les coéquipiers de Nathanael Mbuku depuis deux semaines. Les Bleus avaient en effet été surpris d'entrée par le Nigeria (1-2), avant de rebondir face aux Etats-Unis dans une rencontre aussi folle que prolifique (3-5).

La folie Sinama-Pongolle

Un match qui avait d'ailleurs permis à l'attaquant du Havre Florent Sinama-Pongolle de se révéler au niveau international. Les Américains s'en souviennent : son triplé avait marqué les esprits. Convoité de toutes parts après la compétition, il avait finalement été recruté par Liverpool aux côtés de son coéquipier Anthony Le Tallec, dans le transfert conjoint de deux pépites. Dix-huit ans plus tard, le duo n'a pas atteint les sommets qu'on lui promettait. De l'Atletico de Madrid à l'AS Saint-Etienne en passant par le Sporting, Florent Sinama-Pongolle est aujourd'hui encore professionnel. Il joue au JS Saint-Pierroise, dans le championnat réunionnais. 

Mais le fer de lance de l'équipe de France ne s'en était pas arrêté à ce triplé. Il avait remis le couvert quelques jours plus tard lors de la claque infligée aux Japonais (1-5). Étincelant, Sinama-Pongolle avait une nouvelle fois porté les Bleus lors du dernier match de poules, tandis que Samuel Pietre et Stéphen Drouin s'étaient chargés de corser l'addition. Les Français s'étaient finalement qualifiés en terminant deuxièmes de leur poule, derrière les Nigérians, futurs finalistes.

La suite du parcours s'était avérée bien plus compliquée. Contrairement aux Bleus version 2019 - qui n'ont toujours pas connu la défaite dans le Mondial brésilien - la génération 2001 est passée par toutes les émotions avant de se frayer un chemin dans le dernier carré. Les Bleus s'étaient d'abord sortis des griffes de l'ogre brésilien  avec un nouveau but de Sinama-Pongolle (2-1), avant de renverser en demi-finale l'Argentine d'un certain Carlos Tévez, dont la carrière a atteint quelques sommets majeurs. 

Menés au score après un but de l'Apache, les Français s'en étaient remis à des réalisations d'Anthony Le Tallec et de Jérémy Berthod pour l'emporter (2-1), et s'offrir leur seule et unique victoire dans un dernier carré de Mondial. Elle a débouché sur une finale dont on connaît l'issue. Une revanche éclatante face au Nigéria où le duo havrais s'est à nouveau illustré (un but chacun).

Dix huit-ans plus tard, les coéquipiers d'Enzo Millot ont l'occasion d'écrire la seconde page de cette belle histoire. Il faudra pour cela venir à bout des Italiens (ou des Brésiliens à domicile) ce jeudi. Pas une mince affaire. Et pour leur carrière individuelle, ils savent que le chemin est encore semé d'embuches. 

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