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Le pilote français de Formule 1 Jules Bianchi est mort, neuf mois après son accident

Agé de 25 ans, il est le premier pilote de F1 à mourir des suites d'un accident en course depuis le Brésilien Ayrton Senna, en 1994.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Le pilote français de F1 Jules Bianchi, le 3 octobre 2013 lors d'une conférence de presse en Corée du Sud. (PRAKASH SINGH / AFP)

Il n'aura jamais émergé du coma dans lequel il était plongé depuis son dramatique accident au Grand Prix du Japon en octobre 2014. Le pilote français de Formule 1 Jules Bianchi, 25 ans, s'est éteint vendredi soir au CHU de Nice, a annoncé sa famille samedi 18 juillet dans un communiqué. Il est le premier pilote de F1 à mourir des suites d'un accident en course depuis  le triple champion du monde brésilien Ayrton Senna, le 1er mai 1994.

Victime d'un terrible accident au volant de sa Marussia à Suzuka (Japon) le 5 octobre 2014, il était depuis dans le coma. "Jules s'est battu jusqu'au bout, comme il l'a toujours fait, mais hier, sa bataille a pris fin. Nous ressentons une peine immense et indescriptible", écrit sa famille dans le communiqué. 

Une carrière jalonnée de 34 courses

Cette issue était crainte depuis plusieurs jours déjà par la famille. Sur France Info, le 13 juillet, le père du pilote, Philippe Bianchi s'était ainsi déclaré "moins optimiste" sur l'état de santé de son fils, constatant que celui-ci n'avait pas fait de "progrès significatifs". "Il nous avait dit que s'il lui arrivait un jour un accident du type de celui de Michael Schumacher, s'il avait ne serait-ce que le handicap de ne plus pouvoir conduire, il aurait beaucoup de difficultés à le vivre. Parce que c'était sa vie", avait confié son père.

Pilote de l'écurie russe Marussia, Jules Bianchi, qui aurait eu 26 ans le 3 août, a couru 34 courses, ne grapillant au total que deux points. C'était lors du Grand Prix de Monaco 2014, avec une 9e place acquise de haute lutte en partant du fond de la grille et malgré deux pénalités de cinq secondes, sur un circuit où il est très difficile de dépasser. Cette 9e place reste à ce jour le meilleur résultat de l'écurie Marussia.

Une famille de pilotes

Petit-fils de Mauro Bianchi, pilote de F3, et petit-neveu de Lucien, pilote de F1 qui a trouvé la mort aux 24 Heures du Mans en 1969, Jules Bianchi avait perdu le contrôle de son véhicule au 42e tour du Grand Prix du Japon, dans le virage 7, la courbe "Dunlop", et s'était encastré sous l'engin d'élevage présent au même endroit pour évacuer la Sauber de l'Allemand Adrian Sutil sortie au tour précédent.

Cet accident dramatique avait provoqué une forte polémique, notamment autour de l'intervention de cet engin sans que la course ait été au préalable neutralisée par le commissaire de course. De fait, la voiture de sécurité n'était entrée en lice qu'au 44e tour, après l'accident de Bianchi.

"Nous voulons remercier le personnel médical du CHU de Nice, qui l'a soigné avec amour et dévouement", ajoute la famille du pilote, ainsi que "le personnel du Centre Médical Général de Mie au Japon qui a pris soin de Jules immédiatement après son accident". "De même, nous souhaitons remercier les collègues de Jules, ses amis, ses supporters et tous ceux qui lui ont prouvé leur affection au cours de cette période. Ils nous ont donné la force nécessaire pour résister dans ces moments terribles."

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