Mondiaux de judo 2022 : ambitieuse, l'équipe de France veut lancer sa course olympique

L'équipe de France vise plusieurs médailles aux Mondiaux de Tachkent, qui démarrent jeudi, malgré les absences de leurs deux stars, Teddy Riner et Clarisse Agbegnenou.

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La Française Romane Dicko lors des Championnats d'Europe de judo à Sofia, le 1er mai 2022. (NIKOLAY DOYCHINOV / AFP)

A moins de deux ans de Paris 2024, l'équipe de France de judo veut briller sur la scène internationale. Une ambition que la sélection bleue mettra en œuvre dès les Championnats du monde, qui démarrent jeudi 6 octobre à Tachkent, en Ouzbékistan.

Pour cette étape majeure dans la course pour la sélection aux Jeux olympiques, l'équipe de France devra faire sans Teddy Riner. Après cinq années de défection, le triple champion olympique avait prévu de faire à Tachkent son grand retour aux Mondiaux pour tenter de décrocher un onzième titre planétaire, mais une blessure à la cheville droite contractée en août l'en a finalement privé.

Sans leur mascotte, les Bleus peuvent tout de même s'illustrer dans la capitale de l'Ouzbékistan grâce notamment à leurs représentantes féminines, qui avaient brillé l'an dernier aux JO avec cinq podiums individuels. Les médaillées de Tokyo Amandine Buchard (-52 kg), Sarah-Léonie Cysique (-70 kg), Madeleine Malonga (-78 kg) et Romane Dicko (+78 kg) peuvent toutes viser un nouveau podium international. Manque seulement à l'appel la double championne olympique Clarisse Agbegnenou, en phase de reprise après un congé maternité.

Des médaillées olympiques et européennes

"A partir du moment où je ne serai pas sur le podium, pour moi ce sera une contre-performance", prévient Amandine Buchard, 27 ans, "redynamisée" depuis sa breloque en argent au Japon. "Cette médaille, ça a été la récompense de tout ce qui a été fourni depuis toutes ces années, de toutes les fois où on a eu envie d'abandonner, où on a été au plus bas et on a dû se relever. Ça m'a prouvé que le travail paye, et ça m'a rendu juste super heureuse."

Sarah-Léonie Cysique, abonnée aux médailles d'argent sur la scène internationale, veut enfin décrocher un titre individuel. "Des fois je me demande ce qui fait que je n'arrive pas à accéder à cette médaille", reconnaît-elle. "Mais je me dis que c'est juste une question de temps et que ça finira par m'arriver."

Les Bleues peuvent aussi miser sur leurs récentes championnes d'Europe Shirine Boukli (n°1 mondiale des -48 kg), déterminée à faire oublier ses JO ratés, et Marie-Eve Gahié. Cette dernière est accompagnée chez les moins de 70 kg de Margaux Pinot, tout juste remise d'un accident de moto.

Une sélection masculine rajeunie

Chez les hommes, l'encadrement des Bleus a voulu dessiner un nouveau collectif "rajeuni". "Chez les filles, on veut qu'elles tiennent leur rang et chez les garçons, on a relancé une dynamique", explique Larbi Benboudaoud, directeur de la haute performance.

Le staff a ainsi sélectionné Kenny Liveze et Romain Valadier Picard, 20 ans tous les deux et respectivement médaillés d'or et de bronze aux Mondiaux juniors en août dernier. Ils disputeront en Ouzbékistan leur premier championnat chez les séniors. "A eux de saisir cette opportunité, et au-delà d'aller marquer des points, marquer les esprits", affirme Frédérique Jossinet, vice-présidente de la Fédération française de judo.

Pour autant, ça ne devrait pas être leur dernière opportunité de briller. Sur la route des Jeux de Paris, les Bleus auront une nouvelle chance de s'exprimer au niveau mondial dans à peine sept mois lors des prochains Mondiaux, à Doha en mai 2023.

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