Escrime : aucune médaille pour la France aux JO, une première depuis 1960

Les tricolores voyaient dans le fleuret par équipe, dimanche 5 août, leur dernière chance de médaille. Mais celle-ci s'est envolée dès les quarts de finale face aux Américains.

Le fleurettiste français Victor Sintes, auteur d\'un relais catastrophique contre son adversaire américain Alexander Massialas lors de l\'épreuve par équipe, dimanche 5 août aux JO de Londres.
Le fleurettiste français Victor Sintes, auteur d'un relais catastrophique contre son adversaire américain Alexander Massialas lors de l'épreuve par équipe, dimanche 5 août aux JO de Londres. (ALBERTO PIZZOLI / AFP)

JO 2012 - Zéro pointé pour l'escrime française. Pour la première fois depuis Rome, en 1960, les tireurs français repartent bredouilles des Jeux olympiques. Les tricolores voyaient dans le fleuret messieurs par équipe, dimanche 5 août, leur dernière chance de médaille. Mais celle-ci s'est envolée dès les quarts de finale face aux Américains. Jeudi, les fleurettistes françaises, en lice pour une médaille de bronze, avaient elles aussi échoué contre la Corée du Sud.

L'escrime était jusqu'à présent particulièrement pourvoyeuse de médailles pour la France, principale nation historique de ce sport. Les Bleus avaient remporté quatre médailles aux Jeux de Pékin en 2008, six à Athènes en 2004 et à Sydney en 2000. Symbole des attentes qui reposaient sur l'escrime, la championne d'épée Laura Flessel avait été désignée porte-drapeau de la délégation française. Elle n'a pas réussi à dépasser les huitièmes de finale pour ses derniers Jeux olympiques.

"Ce sont les pires Jeux. C'est dommage de se retrouver là-dedans. On a l'impression qu'on ne s'est pas battu, qu'on n'a pas fait le boulot, alors que l'état d'esprit était bon malgré tout ce qu'on peut en penser", a commenté, amer, Erwann Le Pechoux, l'un des fleurettistes, éliminé en 8e de finale de l'épreuve individuelle. "En 2005, on se voyait tout beau. Depuis, ça ne fait que baisser. C'est vrai que les autres nations montent, mais il y d'autres raisons. Ils ont des moyens qu'on n'a pas, un état d'esprit qu'on n'a pas", a-t-il regretté.