Lors des Jeux paralympiques d'hiver, Arthur Bauchet a vécu "tout simplement un rêve éveillé"

Le quadruple médaillé d'argent lors des Jeux paralympiques d'hiver à Pyeongchang (Corée du Sud), Arthur Bauchet, a expliqué, dimanche sur franceinfo, espérer désormais être "là dans quatre ans", à Pékin.

Arthur Bauchet, lors du slalom masculin de ski alpin à l\'occasion des Jeux paralympiques d\'hiver 2018 de Pyeongchang, à Pyeongchang, le 17 mars 2018.
Arthur Bauchet, lors du slalom masculin de ski alpin à l'occasion des Jeux paralympiques d'hiver 2018 de Pyeongchang, à Pyeongchang, le 17 mars 2018. (BOB MARTIN / OIS/IOC)

C'est l'un des Français les plus en vue de ces Jeux paralympiques de Pyeongchang (Corée du Sud) qui s'achèvent, dimanche 18 mars. Avec quatre médailles en argent, Arthur Bauchet, 17 ans, a confié, dimanche matin sur franceinfo, avoir vécu "un rêve éveillé". Atteint d’une maladie génétique rare, le jeune homme espère avoir la chance "d'être là" dans quatre ans, aux prochains jeux paralympiques, à Pékin.

franceinfo : Est-ce que vous imaginiez rentrer en France avec autant de médailles autour du cou ?

Arthur Bauchet : En venant ici, je n'imaginais pas rentrer avec des médailles. Cela aurait été la cerise sur le gâteau, et en fait, la cerise est là, même quatre fois. C'est juste magique.

Quatre médailles en argent, est-ce que vous regrettez de ne pas avoir décroché l'or paralympique au moins une fois ? N'y a-t-il pas de déception ?

Non, franchement j'aime bien l'argent. Là, au moins, j'ai les quatre de la même couleur. J'adore cette couleur. Cela se jouait à pas beaucoup, c'est des courses d'un jour, il faut être bon le jour J. J'ai été plutôt pas mal je pense, car du coup j'ai quatre médailles. Bon, pas assez pour avoir l'or, mais ce n'est pas grave. L'argent me satisfait bien assez ! Je rentre aussi avec le souvenir de l'ambiance qui est incroyable ici. C'est tout simplement un rêve éveillé. On vit une expérience de malade et en plus, moi, j'ai eu la chance de connaître les podiums quatre fois, c'est d'autant plus magique.

D'où vous viennent cette force et cette détermination à dépasser la maladie ?

J'ai toujours beaucoup aimé le sport. Au tout début, on m'a dit qu'il fallait arrêter à cause de la maladie, mais j'ai jamais écouté les médecins sur ça, parce que je ne me voyais pas arrêter. J'adorais ça et après ma famille a toujours été derrière pour me pousser. Je ne sais pas, j'avais une joie de vivre et du coup je voulais vraiment continuer à faire mon sport comme si de rien n'était, ne pas m'arrêter à la maladie.

Avez-vous souffert pendant certaines épreuves ?

Oui, cela arrive fréquemment que les crampes me rappellent un peu à l'ordre. Mais voilà, on sait qu'elles sont là de temps en temps. De toute façon, il faut faire avec. On essaie d'en avoir le moins souvent possible, mais quand elles sont là, c'est comme ça. Ça dure quelques minutes et après on repart de nouveau.

Quelle est la suite du programme, vous allez reprendre les cours ?

Je suis au pôle France à Albertville, c'est un lycée spécial. J'ai cours d'avril à novembre, donc du coup je suis libéré après pour m'entraîner et faire mes courses. Du coup, je rentre en cours le 16 avril. J'ai encore un peu le temps.

Pensez-vous déjà aux prochains jeux paralympiques dans quatre ans, à Pékin ?

J'espère que je serais là dans quatre ans. Je vais travailler pour ça et si je peux y aller ce sera super.