Des logements et des billets chers, des restaurants fermés : Pyeongchang se cherche une ambiance olympique

À la veille de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pyeongchang (Corée du Sud), vendredi, la ville est à la recherche d'un engouement populaire et commercial, bien peu démonstratif pour l'instant.  

Un tigre blanc pour la mascotte des JO en février à Pyeongchang (Corée du Sud) et un ours brun pour celle des des jeux Paralympiques du 9 mars au 18 mars 2018.
Un tigre blanc pour la mascotte des JO en février à Pyeongchang (Corée du Sud) et un ours brun pour celle des des jeux Paralympiques du 9 mars au 18 mars 2018. (RICHARD VIVION / FRANCEINFO)

La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver est prévue vendredi 9 février à partir de midi, heure française, mais à Pyeongchang, ville sud-coréenne de 43 000 habitants, l’ambiance et l’esprit olympiques tardent à monter.

Des efforts pour lancer la fête

Depuis 48 heures, les organisateurs multiplient les panneaux d’affichage siglés avec la mascotte des Jeux, un tigre blanc. Des lampions fleurissent également dans quelques rues autour du stade olympique. Malgré ces signes festifs, la population ne semble pas sensible aux JO, à commencer, aussi surprenant soit-il, par les restaurants. "Closed" (fermé), c’est la réponse quasi systématique quand vous cherchez un lieu ouvert pour dîner après 21 heures à Pyeongchang. Ici, la vie continue, comme si de rien n’était.

Des spécialités peu prisées

Du côté des compétitions, si 78% des billets ont été écoulés, selon le Comité international olympique (CIO), certaines épreuves comme le biathlon ou le combiné nordique risquent de se dérouler devant des parterres désertés, au grand regret du Français Jason Lamy-Chappuis. "Le ski nordique est plutôt suivi par une population européenne, constate le champion olympique de la discipline. C’est un peu dommage quand je vois des images de Grenoble en 1968, avec 100 000 personnes autour du stade de saut. C’est exceptionnel."

Un séjour onéreux

Il faut ajouter que les billets sont chers. Il faut compter 170 euros la place pour les épreuves pourtant populaires de patinage. L’hébergement est également hors de prix. "Mes parents ont cherché partout pour trouver un logement, c’est très, très cher", explique Jason Lamy-Chappuis. La plupart du temps, les familles baissent les bras", poursuit-il.  L'une des raisons tient au fait que plusieurs milliers de chambres promises pour accueillir les Jeux - on parle de 7 000 - n’ont jamais vu le jour.

Pyeongchang se cherche une ambiance olympique - un reportage de Fanny Lechevestrier
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