Bug technique, athlètes sifflés, chute : quand les cérémonies d'ouverture des JO ne tournent pas rond

A Sotchi (Russie), un anneau olympique avait refusé de s'ouvrir lors du spectacle. Mais ce n'est pas le seul incident survenu lors des cérémonies d'ouverture. A l'occasion du lancement des Jeux olympiques de Pyeongchang, voici quelques anecdotes mémorables.

Le cinquième flocon de neige ne se transforme pas comme prévu en anneau olympique, lors de la cérémonie d\'ouverture des Jeux d\'hiver à Sotchi (Russie), le 7 février 2014.
Le cinquième flocon de neige ne se transforme pas comme prévu en anneau olympique, lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux d'hiver à Sotchi (Russie), le 7 février 2014. (DAVID GRAY / REUTERS)

Les Jeux olympiques de Pyeongchang (Corée du Sud) démarrent ce vendredi 9 février avec la traditionnelle cérémonie d'ouverture. Un moment toujours grandiose et plein de surprises, bonnes ou mauvaises. A plusieurs occasions, des couacs sont venus jouer les trouble-fêtes dans un moment dont le déroulé est pourtant millimétré. En attendant de découvrir si ce sera le cas pour ces Jeux d'hiver, franceinfo se replonge dans les souvenirs.

En 2016, les clés du stade perdues à quelques heures de la cérémonie

C’est ce qu'on appelle le petit coup de pression de dernière minute. A quelques heures de la cérémonie d’ouverture des JO d’été de Rio (Brésil), des pompiers ont dû intervenir pour forcer l’entrée du stade Maracana, rappelle Le Parisien. En effet, les clés des cadenas bloquant l'accès à la porte Est avaient été perdues, selon le récit d'une journaliste de la BBC sur Twitter. Un coup de pince coupante a cependant suffi pour régler le problème. 

En 2016, le président brésilien hué pendant son discours

"Je déclare ouverts les Jeux olympiques de Rio." La déclaration de Michel Temer, le président brésilien, se voulait solennelle en 2016 lors des Jeux d'été. Pourtant, lorsque le chef d'Etat a pris la parole dans le stade Maracana, il a été hué par une partie du public. De nombreux Brésiliens lui reprochaient alors la crise économique et politique dans laquelle le pays était embourbé, comme nous vous l'expliquions à l'époque. Pas de quoi troubler le président, qui se disait "prêt" à recevoir un tel accueil, indique Ouest-France.

En 2014, un anneau rechigne à s’allumer

Les cérémonies d'ouverture sont toujours organisées jusqu'à leur moindre détail. Mais il faut parfois composer avec un bug technique qui peut venir ternir la fête. C'est ce qui s'est passé le 7 février 2014 au soir. Alors qu'à Sotchi (Russie), des flocons géants devaient se transformer en anneaux olympiques, l'un des ronds a refusé de s'ouvrir. De quoi déclencher les moqueries de nombreux internautes sur les réseaux sociaux. 

En 2014, la chute d'un Autrichien lors de la cérémonie d’ouverture

Quelle est la hantise de chaque athlète en train de défiler ? Être immortalisé dans un moment gênant... comme une chute par exemple. C’est exactement ce qui est arrivé à ce malheureux sportif autrichien durant la cérémonie d’ouverture des JO de Sotchi en 2014, raconte L'Equipe (article pour abonnés). On ignore son identité et comment il s’est retrouvé le nez par terre, mais le photographe a eu l’œil pour saisir ce moment cocasse. L'histoire ne dit pas si ce sportif s'est fait mal au point de ne pas disputer les Jeux ou s'il a remporté une médaille. 

En 2012, des spectateurs privés de flamme

Pourquoi assiste-t-on à la cérémonie d’ouverture des Jeux ? Pour voir la célèbre flamme olympique illuminer le stade (entre autres). Pourtant le 27 juillet 2012, à Londres, ce plaisir a été refusé à une partie des spectateurs venus admirer le spectacle. Les organisateurs ont en effet "dissimulé la flamme olympique aux yeux d’une très grande partie des spectateurs présents sur place à cause de son mauvais positionnement dans l'enceinte du stade : au creux d'un virage", décrit le site Gentside.

Un incident dommageable pour les spectateurs alors que le prix des tickets avait grimpé jusqu'à plus de 2 200 euros par personne, selon Le Point. L’arrivée de la flamme "est toujours le meilleur moment, c’est l’apothéose du spectacle et tout le reste sert en fait d’emballage. Mais là, rien. Tu sais qu’elle est là, pas loin, mais elle est inaccessible", déplorait une spectatrice, sans préciser si elle avait exigé un remboursement.

En 2008, la délégation française sifflée

Tony Estanguet, porte-drapeau de la délégation tricolore aux JO de Pékin (2008), se souvient d’un moment inoubliable. "Pour moi, clairement, ce fut un déclic, un tournant dans ma carrière", racontait-il en 2016 à France 24. Le triple champion olympique de canoë n'a, en revanche, pas fait référence aux sifflets qui ont accompagné les 323 athlètes tricolores à leur entrée dans le Stade olympique, surnommé le Nid d'oiseau.

Le public chinois avait ainsi fait payer aux Bleus le passage de la flamme dans les rues de Paris en avril 2008, le pouvoir de Pékin ayant peu goûté les manifestations pro-tibétaines et la rencontre entre Carla Bruni, Première dame à l’époque, et le dalaï-lama. Le message "chaleureux" de Nicolas Sarkozy à la Chine n'avait pas réussi à atténuer les tensions.