Ligue Europa : "L'engouement" autour de l'OM "est un booster" se félicite Jacques-Henri Eyraud

L’Olympique de Marseille affronte l’Atlético Madrid en finale de Ligue Europa, mercredi soir, à Lyon. Les Marseillais rêvent d’une deuxième victoire européenne après Milan, il y a 25 ans. Le président du club, Jacques-Henri Eyraud, y croit.

Jacques-Henri Eyraud, le président de l\'OM, lors de la rencontre PSG-OM en 27e journée de Ligue 1.
Jacques-Henri Eyraud, le président de l'OM, lors de la rencontre PSG-OM en 27e journée de Ligue 1. (MAXPPP)

Invité de franceinfo mercredi 16 mai, Jacques-Henri Eyraud, le président de l'OM, a estimé que l'"engouement" de la France autour de l'Olympique de Marseille "est un booster" pour le club. "C'est quelque chose qui nous pousse et c'est très important", a-t-il assuré. Le 26 mai 1993, l’OM gagnait sa première coupe d’Europe contre le Milan AC. Ce soir, le club marseillais "espère faire aussi bien" selon son président.   

franceinfo : L'ampleur de l'engouement autour de la finale de ce soir vous surprend-elle?

Jacques-Henri Eyraud : Cela surprend toujours un peu, même si quand je suis arrivé à la tête de ce club, je savais qu'il véhiculait une passion, des émotions, un engouement. Mais là, voir ce qui s'est passé depuis plusieurs mois, cette ferveur qui monte, cette empathie, les valeurs que véhiculent ce groupe et tout ce qui se passe dans la ville de Marseille aujourd'hui et bien au-delà, c'est vrai que c'est surprenant. C'est un booster pour nous. C'est quelque chose qui nous pousse et c'est très important. Je pense vraiment que l'OM est l'autre équipe de France.  

Comment sentez-vous les joueurs ?  

On est probablement l'équipe qui a le moins de pression parce qu'on ne s'attendait pas à arriver aussi loin dans la compétition. On va donc essayer de jouer ce statut d'outsider. Je préfère être à cette place. Je ne sens pas les joueurs tendus, au contraire. Je les sens relâchés, décontractés, très conscients de l'enjeu bien évidemment. Ils sont dans le bon état d'esprit, en tout cas. J'espère qu'ils seront les plus détendus possible sur le terrain. Le don de soi, l'esprit de sacrifice, ce qui a fait ce groupe ces dernières semaines et ces derniers mois, va triompher ce soir.  

En 2016, le club n'allait pas très bien, pensez-vous avoir redressé l'OM ?  

Les bases étaient là. Une institution comme l'OM ne meurt jamais. Le club était en situation un peu difficile. Il a fallu travailler et changer un certain nombre de choses. Aujourd'hui, ça fonctionne. On est récompensés des fruits de notre travail. Ce que cette équipe à su développer grâce à Rudi Garcia et à son staff, c'est un certain nombre de valeurs, ce sont des attitudes, c'est un état d'esprit. Est-ce qu'ils sont tous "galactiques" ? Non, mais ils jouent en équipe. Cela fait la différence et cela permet de revenir de situations improbables où ils arrivent à retourner des situations incroyables. On l'a vu cette saison et en Ligue Europa. Il faut savoir imposer sa chance. C'est René Char qui a dit ça et j'aime bien cette phrase.  

Vos relations avec Jean-Michel Aulas sont glaciales. Vous vous attendez à quel accueil ce soir à Lyon ?

On n'a pas du tout de relations glaciales... Si vous étiez au dîner hier soir, vous auriez vu qu'on était heureux de se retrouver et de discuter. Simplement, on peut avoir des convictions et les exprimer. Parfois, Jean-Michel Aulas aime bien être dans la provocation, mais il m'a semblé heureux hier d'être à Lyon parce que c'est une belle récompense pour ce qu'il a construit, pour le stade qu'il a bâti qui est un super stade. Je suis certain que cela va bien se passer et que ça sera une fête dans ce stade. Je suis content de jouer cette finale en France. C'est un atout pour l'équipe. Bien sûr que cela va bien se passer !