Ligue des nations : une dynamique coupée mais des motifs d’espoir pour les Bleues à cinq mois des Jeux de Paris 2024

A cinq mois des Jeux olympiques, l'équipe de France s'est heurtée à un mur, mercredi, en finale de la Ligue des nations face à une Espagne tout simplement trop forte.
Article rédigé par Gabriel Joly, franceinfo: sport - envoyé spécial à Séville
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié
Temps de lecture : 3 min
Grace Geyoro, Delphine Cascarino, Sakina Karchaoui et Kenza Dali après la défaite contre l'Espagne en finale de la Ligue des nations, le 28 février 2024. (FRANCK FIFE / AFP)

Une classe d'écart à combler. Surclassées en finale de la Ligue des nations par l'Espagne mercredi 28 février (2-0), les Bleues ont pris la mesure du travail qu'il leur restait à accomplir d'ici au 25 juillet, date de leur match d'ouverture aux Jeux olympiques à Lyon, pour avoir une chance d'enfin briguer un titre dans une grande compétition.

"C'était compliqué d'avoir des ballons et de se trouver sur le terrain. A nous de bosser pour faire mieux et essayer de progresser. Il faut s'améliorer, apprendre, et que ça nous serve à tirer des enseignements car l'Espagne est qualifiée, et on peut jouer contre elles", a rappelé Eugénie Le Sommer en zone mixte après la rencontre. A Séville, sa doublette avec Marie-Antoinette Katoto n'a pas existé et sera justement l'un des principaux axes de progression en vue de l'été.

Pour autant, c'est un Hervé Renard plus résigné que déçu qui s'est présenté en conférence de presse pour relativiser cette leçon reçue. "Il y a une équipe qui est numéro 1 mondiale et ce sera de nouveau l'équipe à battre pour ces JO. Il faut continuer à travailler, trouver la solution pour battre cette Espagne. Il y aura 12 équipes aux Jeux. Toutes auront le même objectif : essayer que l’Espagne ne remporte pas un troisième titre", a ensuite martelé le sélectionneur, après avoir observé la Roja brandir son trophée depuis le bord de la pelouse de La Cartuja, son deuxième de suite après la Coupe du monde.

"Une tâche pas facile" qui va nécessiter de la persévérance, a ajouté le sélectionneur. Absentes dans l'agressivité et dominées tactiquement par leurs adversaires, les Françaises savent qu'il leur faudra à tout prix gommer les erreurs techniques qui - entre beaucoup d'autres points - leur ont coûté le match. De quoi remettre tout leur parcours dans cette Ligue des nations en perspective ?

Un parcours sur lequel capitaliser

Ce n'était en tout cas pas le message du côté des Bleues, qui se sont hissées en finale d'un tournoi pour la première fois de leur histoire grâce à leur examen allemand réussi. "On pouvait faire mieux : en première période, on s'est toutes cachées, mais c'est la vérité d'un jour. Il ne faut pas tout jeter, cela va nous servir pour la suite", a notamment déclaré la défenseure Griedge Mbock.

Meilleure défense au premier échelon de la Ligue des nations malgré ses deux buts encaissés  mercredi soir (quatre au total), les Bleues ont régulièrement montré qu'elles avaient de la ressource dans ce secteur. Symbole de cette solidité, Wendie Renard était d'ailleurs absente durant le Final Four. Et si Maëlle Lakrar a assuré brillamment l'intérim contre l'Allemagne, le retour de la capitaine des Bleues ne fera pas de mal.

"Il faut se dire qu'on n'est pas arrivées en finale par hasard. Il faut qu'on s'appuie dessus, on a des qualités. Ce n'est pas cette défaite qui va nous faire perdre notre confiance. Notre objectif reste les Jeux olympiques. La suite c'est à nous d'aller l'écrire", a renchéri Grace Geyoro. Eugénie Le Sommer "pas découragée" assure que "cette équipe a encore des choses à vivre".

"Dans le sport de haut niveau, il faut avoir la capacité à se remettre au travail pour rebondir le plus rapidement possible", a conclu Hervé Renard. Cela tombe bien, alors qu'elles connaîtront leurs adversaires aux Jeux le 20 mars prochain, les Bleues auront l'occasion de repartir de l'avant dès le mois d'avril avec le début des éliminatoires de l'Euro 2025 en guise de préparation pour l'été. Car si, au lendemain de cette défaite, il est difficile d'envisager l'or, la médaille olympique reste l'objectif en ligne de mire.

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