Ligue des nations : la jeune Espagne en finale grâce à sa victoire sur l'Italie, stoppée après 37 matchs sans défaite

Dominateurs dans tous les secteurs de jeu, les hommes de Luis Enrique se qualifient pour la finale de la Ligue des nations.

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France Télévisions
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Ferran Torres célèbre son but contre l'Italie en demi-finale de Ligue des nations, le 6 octobre 2021. (NDERIM KACELI / NDERIM KACELI)

Trois mois plus tard, ils tiennent leur revanche. Les Espagnols ont pris le meilleur face aux champions d'Europe italiens sur la pelouse de San Siro (2-1), mercredi 7 octobre, en demi-finale de Ligue des nations.

Dominateurs presque toute la rencontre, les Ibères ont été portés par un très bon Ferran Torres, auteur d'un doublé (18e, 45e+1). Les Italiens ont disputé toute la seconde période à 10 après l'exclusion du capitaine Leonardo Bonucci (deuxième carton jaune pour un coup de coude sur Sergio Busquets).

San Siro a bien cru à l'exploit quand Lorenzo Pellegrini, parfaitement servi par Federico Chiesa, a réduit l'écart à la 83e minute. Mais c'est bien la Roja qui se qualifie pour la première finale de Ligue des nations de son histoire. Pour l'Italie, c'est la fin d'une série record de 37 matchs sans défaite, entamée en septembre 2018.

Tout n’avait pourtant pas si mal commencé pour les champions d’Europe. Après un rapide round d’observation, ils ont porté le premier coup, par l’intermédiaire de Federico Chiesa, le nouveau chouchou du public azzurri. Une frappe bien boxée par Unai Simon. Mais ils n'ont pas pu maintenir longtemps leur pressing haut, et les débats se sont équilibrés, puis ont tourné en faveur des visiteurs.

Ferran Torres irrésistible

À la 18e minute, après une passe lumineuse de Marcos Alonso, Mikel Oyarzabal adressait un centre brossé à Ferran Torres, qui s’élevait pour pousser la balle au fond des filets. La jeunesse espagnole prenait le pouvoir, et le contrôle du match. Tranquille, elle gérait les faibles vagues italiennes, à l’image du petit bizut Gavi, 17 ans, devenu le plus jeune joueur à défendre les couleurs de la Roja, toujours dans les bons coups.

Ferran Torres saute pour prendr le ballon de la tête et inscrire son deuxième but contre l'Italie en demi-finale de Ligue des nations, le 6 octobre 2021. (ISABELLA BONOTTO / ANADOLU AGENCY)

La fébrilité gagnait les rangs transalpins, et juste avant la pause, le fil cassait. Sur un duel, Leonardo Bonucci envoyait son coude sur la tempe de Sergio Busquets. Deuxième carton jaune, synonyme d’exclusion. Le capitaine devait laisser ses hommes sur le champ de bataille. Et dans le temps additionnel (45e+1), le clou s'enfonçait : jeu de passes entre Mikel Oyarzabal et Pablo Sarabia, pour la tête de Torres, encore lui. Sur ses sept derniers tirs cadrés en sélection, six ont fini au fond des filets.

La jeunesse au pouvoir

Sa jeunesse, Luis Enrique ne pense qu’à la choyer. Alors, quand le double buteur Ferran Torres prenait un petit coup au retour des vestiaires, aucun risque n’était pris. L’attaquant de Manchester City et ses 21 ans laissait sa place à Yéremi Pino, 18 ans, pour ses premiers pas internationaux. Pas de quoi perturber le onze espagnol, maître du ballon. Et quand Pino Santos le déposait sur la tête d’Oyarzabal, il manquait seulement quelques centimètres à l’attaquant de la Real Sociedad pour le (3-0).

Occasions trop rares, trop imprécises, l'Italie peinait. Les nerfs craquaient, les esprits s’échauffaient à vingt minutes du terme, pendant que l'Espagne lançait Bryan Gil, 20 ans.

Le goût amer de la défaite

L'ailier arrivé à Tottenham cet été était tout proche de s’illustrer sur l’un de ses premiers ballons, mais la main ferme de Donnarumma s'interposait. Un réveil du dernier rempart qui insufflait un petit vent de révolte chez les champions d’Europe. Positionnés hauts sur le terrain, les Espagnols se laissaient avoir sur une action anodine. Chiesa parti seul au but, sevrait Lorenzo Pellegrini sur un plateau. Et soudain, San Siro y croyait. Mais la révolte restait sans suite. 

Les Italiens redécouvrent un goût qu'ils n'avaient plus connu depuis plus de trois ans, celui de la défaite. C'était au Portugal, en Ligue des nations, déjà, en septembre 2018. Ils concèdent au passage leur première défaite à domicile en compétition officielle depuis 1999, contre le Danemark, en éliminatoires à l'Euro. Il paraît que les séries sont faites pour être stoppées.

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