Ligue des champions : le Paris Saint-Germain écrase le RB Leipzig (3-0) et file en finale pour la première fois de son histoire

Les hommes de Thomas Tuchel renouent avec l'âge d'or continental du PSG qui avait enchaîné, de 1993 à 1997, cinq demi-finales d'affilée en coupes d'Europe.

Les joueurs parisiens célèbrent le troisième but du PSG face à Leipzig, en demi-finale de la Ligue des champions, à Lisbonne (Portugal), le 18 août 2020.
Les joueurs parisiens célèbrent le troisième but du PSG face à Leipzig, en demi-finale de la Ligue des champions, à Lisbonne (Portugal), le 18 août 2020. (DAVID RAMOS / POOL / AFP)

Le Paris Saint-Germain rentre dans l'histoire. Le club français a enfoncé Leipzig (3-0), mardi 18 août à huis clos à Lisbonne (Portugal), se qualifiant pour la première finale de Ligue des champions de son histoire. Emmenés par un Angel Di Maria étincelant, les hommes de Thomas Tuchel renouent donc avec l'âge d'or continental du PSG qui avait enchaîné, de 1993 à 1997, cinq demi-finales d'affilée en coupes d'Europe. "On est plus qu'à un pas de faire l'histoire du club, d'aller encore plus loin", a réagi Di Maria sur RMC.

Au stade de la Luz, les Parisiens ont dominé les Allemands et multiplié les occasions franches, jusqu'à débloquer la rencontre grâce à leur vice-capitaine, Marquinhos, qui a repris de la tête un coup franc déposé par Di Maria (13e). Ce dernier a ensuite alourdi la marque de près, décalé par une talonnade splendide de Neymar (42e). Malgré une reprise en main côté allemand en seconde période, Bernat a repris de la tête un centre de Di Maria et inscrit le troisième but (64e). Ni Neymar, ni Mbappé, n'ont donc trouvé les chemins des filets. 

Des scènes de liesse sur les Champs-Elysées

L'affiche était de toute façon inédite, aux faux airs de "nouveau monde" et de vraie passation de pouvoir symbolique. Pour la première fois depuis 2005, ni Lionel Messi ni Cristiano Ronaldo, vainqueurs de neuf des quinze dernières éditions avec leurs clubs respectifs, n'étaient présents dans le dernier carré de la C1. Et en l'absence du Real Madrid, de l'AC Milan, de Liverpool et de Barcelone, seul le Bayern Munich, qui jouera mercredi contre Lyon, fait figure de résistant de "l'ancien monde" face à l'émergence de nouvelles puissances incarnées par le PSG de Neymar et Leipzig version Red Bull. La finale se jouera dimanche 23 août, toujours à Lisbonne.

Dès le coup de sifflet final, plusieurs centaines de supporters parisiens se sont rassemblés sur les Champs-Elysées pour fêter la victoire. D'importantes forces de l'ordre ont été déployées et des gaz lacrymogènes ont été tirés pour disperser la foule.

Des supporters se sont aussi rassemblés autour du Parc des Princes