Ligue des champions : avant leur choc en quart de finale, qui du PSG ou du Barça doit assumer le statut de favori ?

Si Luis Enrique a refusé de se prononcer, Xavi a toujours renvoyé la balle dans le camp parisien.
Article rédigé par Andréa La Perna
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié
Temps de lecture : 3 min
Luis Enrique, l'entraîneur du PSG, et Xavi, le coach du Barça, avant le quart de finale aller de Ligue des champions, prévu le 10 avril 2024. (AFP)

Enfin un choc à élimination directe face à l'un des clubs les plus prestigieux de l'histoire du football européen. Après une double confrontation abordable face à la Real Sociedad en huitièmes de finale, le PSG reçoit le Barça en Ligue des champions, mercredi 10 avril, au Parc des Princes. La marche est plus haute, mais l'est-elle au point de coller l'étiquette de l'outsider sur le dos du club de la capitale ?

Evidemment, le souvenir douloureux de la "remontada" de 2017 (1-6 après avoir gagné 4-0 à l'aller) est encore relativement frais, et ce malgré la revanche prise par le Paris Saint-Germain en 2021 et le numéro de Kylian Mbappé au Camp Nou (4-1). Croiser les Blaugranas en phase à élimination directe a rarement porté chance aux Parisiens depuis le passage sous pavillon qatarien en 2011. Eliminés à trois reprises (2013, 2015 et 2017), ils courent toujours après un premier sacre en C1 et envient les cinq "coupes aux grandes oreilles" de leur adversaire.

La dynamique parisienne est meilleure

Pourtant, Xavi, le coach du Barça, a clairement identifié Paris comme "le favori" de la confrontation depuis le tirage au sort. "Au-delà de l'histoire, il y a la réalité économique du PSG actuellement. Ils peuvent faire signer des joueurs hors d'atteinte pour nous", a-t-il appuyé, grinçant, il y a trois semaines. "Le PSG est meilleur que Naples (l'adversaire du Barça au tour précédent) et il faudra en faire plus, mais je ne pense pas qu'ils soient favoris. On a autant de chances de passer qu'eux", a nuancé l'attaquant Joao Felix dans un entretien à Catalunya Radio.

Du côté du PSG, pas question d'assumer ouvertement le statut de favori, surtout pour Luis Enrique, dont la communication s'acharne à désamorcer la pression sur les épaules de son ambitieuse formation. "Il y aura toujours des personnes qui diront qu'on est favoris ou qu'on ne l'est pas. Ça n'est pas important. On n'a peur de rien. On verra qui est le meilleur après le coup d'envoi. Je préfère d'ailleurs presque que vous nous considériez comme la victime", a tranché Luis Enrique, aussi provocateur qu'à l'accoutumée, et décidé à boucler sa conférence de presse sur ces mots.

Sur le plan sportif, les deux équipes ont le moral au beau fixe. Le Barça est invaincu depuis 11 matchs et sera plus frais, n'ayant disputé que trois matchs sur le mois écoulé, soit deux fois moins que le PSG sur la même période. En face, Paris n'en est plus à la mise en place d'une nouvelle ère. Le projet mené par Luis Enrique a pris forme. Son équipe n'a plus vu la couleur d'une défaite depuis le 7 novembre et le déplacement à Milan (1-2) et a l'objectif d'enchaîner un 28e match d'invincibilité toutes compétitions confondues.

Pour les bookmakers, le club parisien est légèrement favori en vue d'une qualification pour les demi-finales. Il faut dire que la dernière apparition du Barça dans le dernier carré d'une édition de la C1 remonte à 2019. Les Catalans restent d'ailleurs sur deux éliminations en Ligue Europa consécutives et sont en quête de rédemption après ce qui a tous les airs d'un déclassement. 

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