Ligue 1 : Rennes à la folie, Bordeaux à l'agonie... Ce qu'il faut retenir des matchs de dimanche

Le Stade Rennais a étrillé de faibles Messins, dimanche après-midi, et est provisoirement deuxième du championnat.

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Serhou Guirassy et Martin Terrier ont régalé le public rennais, dimanche, en inscrivant 5 buts à eux deux. (DAMIEN MEYER / AFP)

Un dernier effort avant la trêve internationale. Après le carton monégasque contre un PSG en vacances (3-0), quatre matchs se jouaient sur les pelouses de Ligue 1, dimanche 20 mars. Si Rennes continue de briller, Bordeaux et Metz s'enlisent dans les profondeurs du classement. Retour sur les temps forts de dimanche après-midi.

La performance : Rennes carbure à plein gaz

Mais où s'arrêtera le Stade Rennais ? Flamboyant, le club breton a collé un set de tennis au FC Metz (6-1). La routine ou presque, pour des Rouge et Noir qui ont marqué au moins quatre buts à huit reprises cette saison. Grâce à ce succès, Rennes grimpe à la deuxième place et est assuré de terminer la journée sur le podium, peu importe le résultat de Marseille-Nice dimanche soir. Mieux, l'équipe de Bruno Génésio devance désormais le PSG en tête des meilleures attaques de Ligue 1, avec 63 buts.

L'incontournable Martin Terrier s'est offert un doublé et culmine à 16 réalisations personnelles en Ligue 1, juste derrière le leader Wissam Ben Yedder (17). Pourtant rarement titulaire, Serhou Guirassy a lui planté trois fois. C'est peu dire que l'élimination en Ligue Europa Conférence, jeudi, n'a pas affecté le moral de Rennes. Tout l'inverse de Messins plus que jamais relégables.

Le dépit : Bordeaux s'enfonce dans le chaos

A force, on peine à trouver les adjectifs pour qualifier la faiblesse des prestations bordelaises. En l'espèce, la "performance" girondine contre Montpellier frise la caricature (0-2). Submergés pendant trente minutes par une équipe héraultaise pourtant en toute petite forme, les joueurs de David Guion ont bénéficié d'un coup de pouce du destin : les Montpélliérains Cozza et Ristic ont été exclus, laissant le MHSC à neuf contre onze avant la pause.

Mais Elis a raté un penalty, et les Girondins ont assiégé le but d'Omlin sans réellement l'inquiéter. En multipliant les centres stéréotypés et les frappes impuissantes, les Marine et Blanc se sont heurtés au bloc solidaire de Montpellier. Mais à vrai dire, l'identité de l'adversaire importe peu, tant ces Bordelais-là foncent vers la Ligue 2 sans qu'un supplément d'âme ne laisse d'espoir. Les joueurs sont résignés (Guilavogui n'avait "rien à dire" après le match) et, comme si cela ne suffisait pas, certains ultras ont eu une altercation avec Benoît Costil à la mi-temps. Difficile, pourtant, d'imputer tous les maux du club au gardien, de retour dimanche après deux mois d'absence...

Le match sans relief : Reims et Lyon se quittent bon amis

Les pauvres passionnés qui ont préféré ce Reims-Lyon à une balade au soleil peuvent s'en vouloir. A Auguste-Delaune, les deux formations ont manqué d'ingéniosité pour débloquer un compteur resté vierge. C'est déjà le quatrième 0-0 pour une équipe rémoise pas vraiment menacée par la relégation (neuf points d'avance sur le barragiste) mais seulement quinzième attaque.

En face, l'OL poursuit son chemin de croix en Ligue 1. Qualifié pour les quarts de finale de Ligue Europa, Lyon n'a pu percer le verrou rémois, malgré une grosse occasion pour Aouar (90e+2). Mais avec deux petits tirs cadrés et une forme au petit trot (un succès en quatre matchs), les Gones, 10es, sont à leur place.

Le couac : Strasbourg en panne offensive

Eblouissante lors de la première partie de saison, l'attaque strasbourgeoise marque le pas dernièrement. Tenu en échec à Lorient (0-0), le Racing a marqué deux petits buts sur ses quatre dernières sorties. L'avant-centre Ludovic Ajorque n'a, par exemple, plus marqué depuis neuf rencontres. 

Cette panne offensive se reporte, forcément, sur les résultats, puisqu'il s'agit du quatrième nul en cinq matchs. Toujours cinquième au classement, Strasbourg reste dans les clous pour l'Europe. Mais attention à ce que cette disette n'empêche pas les Alsaciens de magnifier cette belle saison.

Le soulagement : Angers gagne enfin

Il était temps que la spirale infernale s'arrête. Après sept défaites consécutives, Angers a enfin regagné, contre Brest (1-0). Un penalty de Sofiane Boufal a suffi au bonheur des Angevins. Le choix de Gérald Baticle d'écarter le portier Danijel Petkovic, fautif sur plusieurs buts encaissés, s'est avéré payant.

Son remplaçant Anthony Mandréa a été assez peu sollicité, mais a sorti une parade décisive dans les dernières secondes. Capital pour un SCO qui engrange trois points pour la deuxième fois en 2022 et prend ses distances avec la zone rouge.

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