L'OM dominé par Monaco (3-1) malgré les tentatives tactiques d'André Villas-Boas

L'Olympique de Marseille a continué sa chute libre en s'inclinant samedi sur la pelouse de Monaco (3-1) pour le compte de la 21e journée de Ligue 1. Contrairement à la rencontre face à Lens mercredi, les Phocéens ont bien essayé de se montrer dangereux, avec quelques évolutions tactiques proposées par leur entraîneur André Villas-Boas. Des coups d'épée dans l'eau, qui fragilisent un peu plus la position du technicien portugais.
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France Télévisions
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André Villas-Boas, l'entraîneur de l'Olympique de Marseille (NICOLAS TUCAT / AFP)

Hasard du calendrier, Marseille et Monaco se sont retrouvés à peine un mois et demi après leur rencontre de la phase aller. 42 jours ont suffi à changer beaucoup de choses pour l'OM. Marseille était alors quatrième. Ce samedi, c'est l'ASM qui débutait la rencontre au pied du podium. Et les joueurs de la Principauté ont confirmé la tendance de ces dernières semaines en signant leur quatrième victoire de rang en l'emportant 3-1. La quatrième défaite consécutive pour les Marseillais toute compétition confondue. Ils ont pourtant montré un visage bien différent de leurs deux derniers revers cuisants contre Nîmes et Lens. Apathiques au Vélodrome, ils ont montré plus de volonté sur le Rocher samedi. Mais les tentatives tactiques d'André Villas-Boas et les quelques efforts de ses joueurs n'ont pas suffi à calmer l'orage qui gronde sur la Canebière.

Le technicien portugais n'a pourtant pas brillé ces dernières semaines tant par ses choix de composition de départ que par ses décisions en cours de rencontre. Le match catastrophique livré par ses ouailles mercredi contre le Racing Club de Lens l'a visiblement convaincu de faire quelques changements au coup d'envoi samedi. Pas de Dimitri Payet, le défenseur argentin Leonardo Belardi aligné au milieu de terrain, une équipe visiblement tourné vers les contre-attaques… Au moins on ne pourra pas reprocher à "AVB" d'avoir essayé.

L'autre surprise parmi les titulaires, Nemanja Radonjic, lui a même donné un temps raison. Le Serbe a concrétisé la bonne entame de match marseillaise en prenant de vitesse la défense monégasque (0-1, 12'). Mais les maux de l'OM sont trop profonds dernièrement pour être balayés en un quart d'heure. L'effet de surprise s'est dissipé comme un coup de vent qui soufflait sur le Stade Louis-II. Rapidement, l'équipe phocéenne s'est retrouvée coupée en deux aussi bien avec le ballon en l'absence d'un vrai maestro, qu'en défense avec une arrière-garde qui a trop laissé l'ASM se glisser dans les espaces. Et à force de courber l'échine, les Monégasques ont fini par être plus hauts que leurs adversaires.

"Je suis confiant pour sortir de cette crise"

Sur trois coups de pied arrêtés, Monaco a trouvé la faille au retour des vestiaires, quand Marseille n'a frappé qu'à deux reprises en deuxième période. Les belles intentions ont laissé place au même cruel manque d'inspiration qui frappe l'OM cet hiver. Les rentrées en jeu de Payet (transparent) et de la recrue de la semaine Arkadiusz Milik n'y ont rien changé. L'attaquant polonais n'a pas été avare en activité, mais il a aussi été coupable sur le deuxième but de Monaco signé Aurélien Tchouaméni, laissé tout seul aux six mètres par l'ancien joueur de Naples (2-1, 75'). Le secteur offensif tout entier n'a que rarement eu l'occasion de se mettre en avant : aucun des quatre joueurs d'attaque (Radonjic - Cuisance - Thauvin - Benedetto) n'a touché plus de ballons que le gardien Steve Mandanda.

"C'est dur pour nous", a expliqué André Villas-Boas après la rencontre à Téléfoot. L'entraîneur a exprimé sa déception et a tenté de trouver quelques alibis, le vent empêchant les contre-attaques, ou la VAR qui aurait pu changer le cours du jeu… le week-end dernier contre Nîmes. Mais ces doléances ne changent rien au résultat du soir. "On ne méritait pas ça, le match était équilibré je pense. Les coups de pied arrêtés ont fait la différence. On laisse échapper la victoire. On a eu le bon état d'esprit, et c'est avec cet était d'esprit que cela va changer."
En onze jours, Marseille a perdu quatre matches consécutifs en Ligue 1 et lors du Trophée des champions contre le PSG. Son revers du soir à Monaco ne porte pas le sceau pitoyable de leur dernière sortie. Tout n'est pas à jeter, à l'image d'un Pape Gueye à l'engagement irréprochable dans le cœur du jeu. Il faudra toutefois faire beaucoup mieux pour sortir la tête de l'eau. "Je suis confiant pour sortir de cette crise si on garde cette attitude" clame à l'envie Villas-Boas. Le mistral ne s'arrête pourtant pas de tourner, et la crise de couver.

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