Foot : trois signes que le PSG perd pied

A Guingamp, le club de la capitale s'est incliné pour la quatrième fois après 18 journées de championnat. Une première depuis l'arrivée des Qataris en 2011.

L\'entraîneur du Paris-Saint-Germain, Unai Emery, lors du match contre Guingamp, samedi 17 décembre.
L'entraîneur du Paris-Saint-Germain, Unai Emery, lors du match contre Guingamp, samedi 17 décembre. (FRED TANNEAU / AFP)

"Pour nous, c'est la crise." Le tableau est signé du milieu de terrain Marco Verrati, après la défaite du Paris Saint-Germain sur le terrain de Guingamp (2-1), samedi 17 décembre. A un match de la trêve hivernale, la banqueroute acte un sérieux malaise au sein de l'écurie qatarie. Une situation qui, à moins de redresser rapidement la barre, pourrait amorcer le départ de son entraîneur Unai Emery, arrivé en début de saison. Entre pertes de confiance et incertitude sur l'avenir, franceinfo liste les signes qui montrent que la crise couve au PSG.

1Le PSG n'a jamais autant perdu depuis 2011

Jamais, sous l'ère qatarie, le PSG n'avait encaissé autant de défaites en 18 journées de championnat. Depuis le début de la saison 2016-2017, le club a perdu 4 fois. Une entame pour le moins délicate pour le quadruple champion de France en titre, qui reste en plus sur trois matchs sans victoire. Mais attention à ne pas enterrer trop vite les chances du club. Par le passé, le PSG s'est déjà confronté à une pareille mauvaise passe, rappelle lundi 19 décembre Le Parisien : début 2015, le club de la capitale a connu une séquence similaire avec quatre matchs sans victoire (trois défaites, dont une contre Barcelone en Ligue des champions, et un nul). Laurent Blanc avait réussi à redresser la barre rapidement.

2L'entraîneur Unai Emery est donc menacé

Cinq mois après son arrivée, le bilan du technicien basque est loin d'être flamboyant. Avec sept points de retard sur l'OGC Nice, sacré champion d'automne, Unai Emery a (pour l'instant) raté son pari de révolutionner le jeu parisien. Le coach parisien n'a plus que la réception de Lorient, mercredi 21 décembre, pour tenter de renverser la vapeur avant la pause hivernale. Se sent-il menacé ? Emery fait le dos rond : "Quand j'ai eu de bons moments ou quand j'ai eu de mauvais moments, je n'ai pas pensé que j'étais le meilleur ou que j'étais le pire. J'ai maintenu l'équilibre." Il n'empêche, une cinquième défaite avant les fêtes de fin d'année pourrait être synonyme de limogeage. Selon Le Figaro, plusieurs noms circuleraient déjà pour le remplacer : Roberto Mancini, Fabio Capello ou encore Louis van Gaal.

3Les joueurs sont dispersés et trop sûrs d'eux

L'ancien coach du FC Séville, tributaire de trois Europa League, n'est pas le seul comptable de la situation au PSG. Les mauvaises performances de Di Maria et l'absence de leadership du capitaine de l'équipe Thiago Silva y sont également pour beaucoup. "Ce n'est pas un problème de tactique ou de coach. C'est nous le problème", a plaidé pour sa part le milieu de terrain Marco Verrati après la défaite du club face à Guingamp. Poussant la comparaison avec la saison passée : "On commence le match comme si on avait déjà gagné. Le foot, ce n'est pas comme ça. L'an dernier, on gagnait parce qu'on rentrait sur le terrain à 100% concentré. On doit retrouver ça."