Sergio Ramos, Cristiano Ronaldo, Zinédine Zidane... Ces légendes parties du Real Madrid par la petite porte

Le défenseur des Merengues est parti sans un hommage grandissant du public du Santiago Bernabéu. Comme d'autres avant lui. 

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Sergio Ramos, après avoir gagné la Ligue des champions, le 26 mai 2018.  (GENYA SAVILOV / AFP)

L'image était poignante. Derrière son pupitre, Sergio Ramos disait adieu au Real Madrid après seize années de bons et loyaux services. Sans public, le défenseur a foulé une dernière fois la pelouse du Santiago Bernabéu, avec ses 22 trophées, jeudi 17 juin. Un départ en catimini qui rappelle ceux de quatre autres légendes du club de la capitale espagnole

Sergio Ramos, la fin de contrat de la discorde (2021)

Il y a encore quelques mois, personne n'imaginait Sergio Ramos partir de cette manière du Real Madrid. "Je pourrais jouer gratuitement pour le Real", avait même déclaré le capitaine mythique des Merengues en 2019. Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts. En fin de contrat en juin 2021, l'Espagnol a connu de nombreux désaccords avec la Maison blanche. En cause, le jeu excessif du clan Ramos avec la presse qui n'a pas plu aux dirigeants du club et à certains socios. Surtout que, dans le même temps, la prolongation de contrat de Luka Modric n'a fait aucune vague. 

"Je voulais deux ans et la tranquillité d'esprit, pour moi et ma famille. Lors des dernières rencontres, j'ai accepté l'offre d'un an, mais on m'a dit que ce n'était plus possible, qu'elle avait une date de validité et que je ne l'avais pas respectée", a expliqué Sergio Ramos, en conférence de presse, jeudi. Un départ qui fait tâche pour le défenseur espagnol, qui a joué 671 matchs avec le Real Madrid, et qui a gagné 22 trophées.

Zinédine Zidane, la deuxième pige contrastée (2021)

Le Français a eu plusieurs vies à Madrid. D'abord en tant que joueur, où il est parti comme un prince avec un Santiago Bernabéu plein à craquer, scandant son nom, lors de son dernier match sous le maillot immaculé contre Villarreal, en 2006. Puis en tant qu'entraîneur. La première fois, Zinédine Zidane a décidé de partir de lui-même après trois Ligues des champions consécutives gagnées entre 2016 et 2018. L'ancien meneur des Bleus a quitté la capitale espagnole, en légende, et avec un Florentino Pérez, triste, impuissant face à la presse et peiné par le départ de son Français.

Mais l'ancienne gloire des Bleus a toujours eu un lien particulier avec le Real Madrid. Et en 2019, après les échecs de Julen Lopetegui et de Santiago Solari à la tête de l'équipe première, le Français a décidé de revenir chez les Merengues pour relever le club. Mais son deuxième passage a été moins glorieux que son premier. S'il a progressé tactiquement, il a néanmoins remporté moins de trophées. Après sa deuxième Liga glanée en 2020, Zinédine Zidane a fait une saison blanche en 2021 et est parti du Real Madrid, sans aucun hommage. Une manière de finir bien triste pour Zizou, qui a tant apporté au club espagnol lors de ses multiples passages.

Cristiano Ronaldo, le départ au sommet (2018)

L'annonce de son départ avait fait l'effet d'un coup de tonnerre. En pleine liesse après la treizième victoire du club en Ligue des champions contre Liverpool, Cristiano Ronaldo a lâché une bombe : "C'était bien de jouer dans ce club". Dans la foulée, la presse espagnole s'est enflammée et a fait les gros titres sur cette annonce. Des doutes sur la continuité du meilleur buteur de l'histoire du club ont commencé à planer. D'autant plus que les problèmes du Portugais avec le fisc espagnol se faisaient de plus en plus pressants. 

Finalement, Cristiano Ronaldo a signé à la Juventus, contre 105 millions d'euros. Son départ du Real Madrid a été fait sans conférence de presse, sans hommage du public. Après neuf ans de dévotion, le Portugais a seulement écrit une lettre sur le site du club. Un adieu peu flamboyant pour les deux parties.

Iker Casillas, capitaine abandonné (2015)

Son départ était d'une froideur édifiante. Présent en conférence de presse pour évoquer sa signature au FC Porto, le mythique capitaine du club a craqué, devant les objectifs de la presse. Ne trouvant plus ses mots, Iker Casillas a reçu un hommage bien différent de celui de Xavi, qui avait quitté le FC Barcelone au même moment. "J'avais neuf ans quand j'ai revêtu le maillot blanc du Real Madrid pour la première fois", s'était souvenu le gardien espagnol. Après 25 ans passés dans la capitale espagnole, dont 16 chez les professionnels, "San Iker" est parti seul, sans avoir pu tirer sa révérence une dernière fois devant les acclamations du Santiago Bernabéu.

De plus, le bilan de "San Iker" fut très contrasté. S'il a fait rêver les Madrilènes grâce à ses arrêts de grandes classes et ses titres remportés (19, dont trois Ligues des champions et cinq Ligas), le célèbre capitaine du club avait perdu sa place de titulaire, sous la houlette de José Mourinho. Même son de cloche avec Carlo Ancelotti, qui lui a préféré Diego Lopez. Plus titulaire, le mythique gardien espagnol a été poussé vers la sortie par son club de toujours.

Iker Casillas lors de son départ du Real Madrid, le 12 juillet 2015. (PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP)

Raùl Gonzalez, célébré ailleurs (2010)

Décidément, il ne fait pas bon d'être capitaine du Real Madrid au moment de son départ. Après seize années de bons et loyaux services, le mythique buteur du club a quitté le club en 2010. N'étant plus titulaire indiscutable avec les arrivées de Karim Benzema ou de Cristiano Ronaldo à l'été 2009, le Madrilène a décidé de partir pour connaître un nouveau projet. Comme Iker Casillas ou encore Sergio Ramos, l'ancien numéro 7 est parti dans l'indifférence générale, sans dire adieu au Santiago Bernabéu, l'antre de ses plus beaux exploits.

a aurait pu être mieux", avait déclaré Raùl quelques années plus tard dans la revue Panenka. Il faut dire qu'il a marqué de son empreinte le Real Madrid : il a quitté la capitale espagnole en étant le joueur le plus capé de l'histoire et le meilleur buteur (dépassé ensuite par Cristiano Ronaldo) du club. Mais le joueur formé à la Maison blanche a reçu un hommage à la hauteur de son talent à Schalke 04. Dans un stade plein et avec le soutien de sa famille, l'insatiable buteur a pris sa retraite, sous les louanges du public, conquis. Un mal pour un bien, pour l'"Ange de Madrid".

L'hommage de Raùl à Schalke 04, le 28 avril 2012 (PATRIK STOLLARZ / AFP)

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