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"Plus la compétition avançait, plus les yeux brillaient" : zoom sur le film "Les Bleus 2018, au cœur de l'épopée russe"

Après "Les Yeux dans les Bleus" il y a vingt ans, un nouveau documentaire sur l'équipe de France sort mardi 17 juillet sur la campagne de Russie, réussie par les joueurs de Didier Deschamps. 

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Radio France
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L'équipe de France lors d'un entraînement à Istra, en Russie.  (FRANCK FIFE / AFP)

Après le deuxième titre de champion du monde des Bleus, TF1 diffuse mardi 17 juillet le documentaire Les Bleus 2018 : au coeur de l'épopée russe. Vingt ans après la diffusion du film Les Yeux dans les Bleus, ce documentaire de 120 minutes propose une immersion au cœur de la Coupe du monde 2018, de la préparation à Clairefontaine jusqu'à la victoire. Invité de franceinfo, le co-réalisateur du documentaire Emmanuel Le Ber, confie que c'était "une expérience". "On n'était pas complètement étonnés du résultat final", assure-t-il.

franceinfo : Avez-vous tourné ce documentaire dans les mêmes conditions que Les Yeux dans les Bleus ?

Emmanuel Le Ber : Oui je pense. Je n'étais pas là il y a 20 ans même si, bien sûr, je l'ai vu à l'époque. Il y a eu un avant et un après Les Yeux dans les Bleus. Cela nous a fortement influencés mais je pense qu'il fallait aussi tourner la page, un peu à la manière de la nouvelle génération des Bleus. L'idée était de respecter l'intimité des joueurs, d'être en immersion avec eux, de ne pas trop perturber la préparation et l'objectif final, qui était sportif. On a essayé de faire cohabiter notre enjeu principal, qui était de faire un beau film, avec celui des futurs champions du monde.

Quel accès avez-vous eu à cette équipe ?

Clairement, quand nous avons rencontré Didier Deschamps, le courant est passé assez vite. Ça a été assez clair tout de suite. (...) On avait quand même accès à peu près à tout. Après, il faut savoir que c'est souvent assez répétitif au cours de deux mois : c'est beaucoup de travail, d'entraînements, des repas à heure fixe, un coucher assez tôt. Tout l'enjeu a été de raconter un peu tout cela avec des propositions différentes. Bien entendu, on a été un peu aidés par le scénario qu'ils nous ont proposé puisqu'il est allé crescendo jusqu'à la victoire finale donc c'était magnifique comme expérience.

Vous ne pouviez pas savoir, il y a deux mois, que les Bleus allaient gagner cette Coupe du monde. Comment est-ce qu'on entreprend ce genre de documentaire ?

Didier Deschamps avait fixé la finale et pas moins, c'est-à-dire qu'il n'y avait pas de documentaire en deça de la finale. Autant dire que c'était un sacré pari, qu'on a relevé. Du coup, ça a été pour nous comme pour eux des matches vraiment couperet. On les a vécus un peu différemment, ensemble, et on est allés au bout.

Les Bleus de 2018 se laissent-ils filmer facilement ? Ils pratiquent beaucoup les selfies et les vidéos en temps réel sur les réseaux sociaux, c'est facile d'avoir accès à eux ?

C'était assez facile parce qu'on avait installé un procédé assez simple : le face caméra. On allait dans leur chambre et on prenait vingt minutes de leur temps. Ils répondaient à une dizaine de questions. Plus la compétition avançait, plus les yeux brillaient. Les réponses se faisaient plus sensibles, plus emplies d'émotion. Ensuite, on avait une autre partie avec des séquences entre eux. On laissait la caméra se faire oublier. On les voit évoluer et, honnêtement, on a vu un groupe concentré et préparé. On n'était pas complètement étonnés du résultat final.

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