Coupe du monde 2018 : Kanté omniprésent, la France qualifiée en 8es... Ce qu'il faut retenir de la victoire à l'arraché des Bleus contre le Pérou

L'équipe de France a assuré, jeudi, l'essentiel contre le Pérou : la victoire (1-0) et la qualification pour les huitièmes de finale. Dans le contenu, ce succès est plus probant que celui face à l'Australie, même si la France a souffert en seconde période.

Kylian Mbappé et Antoine Griezmann célèbrent le but du premier contre le Pérou, lors du Mondial, jeudi 21 juin 2018 à Ekaterinbourg (Russie).
Kylian Mbappé et Antoine Griezmann célèbrent le but du premier contre le Pérou, lors du Mondial, jeudi 21 juin 2018 à Ekaterinbourg (Russie). (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Une équipe aux deux visages. Appliqués et conquérants en première période, les Bleus se sont un peu endormis après la pause. Heureusement, l'essentiel a été assuré dès la 34e minute grâce à un but de Kylian Mbappé. L'attaquant du PSG a profité d'un tir de Giroud contré par un défenseur péruvien pour pousser le ballon dans les filets. Grâce à ce but, Kylian Mbappé devient, à 19 ans et 6 mois, le plus jeune Français à marquer dans une compétition majeure.

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Cette victoire qualifie directement l'équipe de France pour les 8es de finale de la Coupe du monde. Mardi 26 juin (à 16 heures), les hommes de Didier Deschamps joueront la première place du groupe face au Danemark. Franceinfo vous résume ce qu'il faut retenir de ce France-Pérou.

L'homme du match : N'Golo Kanté, le boss du milieu

Kylian Mbappé a inscrit ce but si important, Olivier Giroud a fait un bien fou à l'attaque tricolore, mais le véritable homme fort des Bleus, jeudi, est plutôt d'un naturel discret dans la vie et attire moins la lumière que ses coéquipiers de l'attaque. Face au Pérou, N'Golo Kanté a été partout. A la récupération évidemment mais aussi dans l'orientation et l'organisation du jeu.

Son duo avec Paul Pogba devant la défense a été prépondérant durant la rencontre. Le joueur de Chelsea a été un vrai métronome dans le cœur du jeu. Par son activité et sa justesse technique, il a rayonné, surtout en première période. En seconde, comme l'ensemble de l'équipe, il s'est évertué à bien défendre. Un chiffre pour illustrer sa prestation : il a touché 76 ballons et en a perdu un seul.

Le tournant de la rencontre

On vient de dépasser la demi-heure de jeu, le Pérou et la France sont toujours à égalité. Si les Bleus ont bien débuté la rencontre avec notamment une frappe lointaine de Paul Pogba (12e) et une tête de Raphaël Varane sur corner (16e), le Pérou va faire passer un frisson dans le dos des supporters. Paolo Guerrero se joue de Samuel Umtiti sur son contrôle et se retrouve seul face à Hugo Lloris. La frappe du l'attaquant péruvien, qui a invoqué des momies pour échapper à sa suspension pour dopage, trouve les pieds du capitaine tricolore. Cinq minutes plus tard, Kylian Mbappé ouvre le score.

La frappe d'Aquino : 9/10

La seconde période vient de débuter et les Péruviens sont installés dans le camp tricolore. Après un beau mouvement collectif initié côté gauche, Farfan se joue d'Antoine Griezmann et sert en retrait Aquino. Le milieu de terrain, plein axe aux 20 mètres, frappe sans contrôle de l'extérieur du pied. Avec un effet qui rappelle un peu le coup franc de Roberto Carlos contre la France en 1997, le ballon sort du cadre avant de revenir et de toucher l'équerre d'Hugo Lloris (50e minute). Une frappe magnifique qui aurait mérité le 10 si elle était allée au fond des filets.

La photo : Blaise Matuidi dans ses œuvres

Le Français Blaise Matuidi dans ses œuvres contre le Pérou jeudi 21 juin 2018.
Le Français Blaise Matuidi dans ses œuvres contre le Pérou jeudi 21 juin 2018. (JEWEL SAMAD / AFP)

Titularisé par Didier Deschamps pour occuper l'aile gauche, Blaise Matuidi n'a pas forcément convaincu. Averti en première période, il est apparu en difficulté sur son côté. Pas forcément présent offensivement, même si ce n'était pas sa mission première, il a aussi souffert face à la vivacité de ses adversaires. Cette figure artistique sur un ballon aérien ne sauvera sa prestation d'ensemble, mais elle valait le coup d'œil.

Le baromètre des prochains jours

Après cette deuxième victoire en deux matchs, Didier Deschamps et ses hommes peuvent souffler : ils sont qualifiés pour les huitièmes de finale. Il faudra patienter jusqu'à la rencontre face au Danemark, mardi 26 juin, pour savoir si les Bleus terminent en tête ou en seconde position de leur groupe. En attendant, l'objectif est atteint et le contenu de la rencontre a un peu rassuré.

Ce retour au 4-2-3-1 avec Olivier Giroud en pointe a fait du bien. En première période, les Bleus ont proposé de belles choses avant de subir durant la majeure partie de la seconde. Sans craquer. Autre bonne nouvelle avec cette qualification assurée, Didier Deschamps aura le choix de faire un peu tourner lors de la prochaine rencontre et reposer certains cadres.