Voter contre Sepp Blatter ? "Un blasphème", selon un responsable du foot africain

"Les gens essaient toujours de frapper Blatter. L'Afrique votera pour M. Blatter et je la suivrai", poursuit Manuel Nascimento Lopes, président de la fédération guinéenne, jeudi 27 mai, dans un entretien accordé à Inside World Football.

Le président de la Fifa, Sepp Blatter, quitte une conférence de presse, le 19 novembre 2010, à Zurich (Suisse).
Le président de la Fifa, Sepp Blatter, quitte une conférence de presse, le 19 novembre 2010, à Zurich (Suisse). (FABRICE COFFRINI / AFP)

Plongé dans la tourmente, Sepp Blatter peut toujours compter sur de fidèles et loyaux soutiens. "Je suis chrétien et [ce serait] du blasphème", estime ainsi le Guinéen Manuel Nascimento Lopes, jeudi 27 mai, anticipant des votes défavorables à l'actuel président de la Fifa. "Les gens essaient toujours de frapper Blatter. L'Afrique votera pour M. Blatter et je la suivrai", poursuit Manuel Nascimento Lopes, alors que la confédération africaine est opposée à un report de l'élection, prévue vendredi.

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"Laissons l'Amérique nous prouver ses accusations"

Au cours d'un entretien accordé au site Inside World Football (en anglais), Manuel Nascimento Lopes qualifie également de "complot d'Etat" cette affaire, née des révélations de la justice américaine. En Europe, l'UEFA réclame au contraire un report du vote, prévu vendredi. "C'est impossible, tranche Manuel Nascimento Lopes. Je suis d'accord que certains points doivent évoluer, mais laissons Blatter terminer son mandat et voir ce qu'il fait."

"Je suis l'une des personnes les plus farouchement anti-corruption que vous pouvez rencontrer. Personne ne peut me corrompre", poursuit Nascimento Lopes. Par ailleurs, il ne semble pas convaincu par les premiers éléments de l'enquête fournis par la justice américaine, alors que l'acte d'accusation mentionne notamment le versement de 10 millions de dollars au Trinidadien Jack Warner, en échange de trois voix en faveur de l'Afrique du Sud. "Laissons l'Amérique nous montrer la preuve."