Soupçons d'escroquerie à la Fifa : Michel Platini et Sepp Blatter acquittés par la justice suisse

Le tribunal n'a pas suivi, vendredi, les réquisitions du parquet, qui avait requis mi-juin respectivement un an et huit mois de prison avec sursis contre les deux anciens dirigeants. 

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L'ancien président de l'UEFA Michel Platini quitte le Tribunal pénal fédéral de Bellinzona, en Suisse, après le premier jour de son procès, le 8 juin 2022.  (ALESSANDRO CRINARI / SIPA / AP)

Après six ans d'enquête et deux semaines de procès, la présidente du Tribunal pénal fédéral de Bellinzone (Suisse) a rendu son jugement. Michel Platini, ancien président de l'UEFA, et l'ex-président de la Fifa Sepp Blatter, ont été tous les deux acquittés vendredi 8 juillet, dans l'affaire d'escroquerie qui a brisé en 2015 les ambitions du Français d'accéder à la tête du football mondial.

Le tribunal n'a pas suivi les réquisitions du parquet, qui avait requis mi-juin respectivement un an et huit mois de prison avec sursis, en dessous des cinq ans d'emprisonnement qu'ils encouraient. Les avocats des deux hommes ont plaidé l'acquittement. Michel Platini et Sepp Blatter ont toujours clamé leur innocence, voyant dans ce dossier une manipulation destinée à les écarter du pouvoir.

"Fausse facture" contre "accord de gentlemen"

Pendant deux semaines, le Français de 67 ans et le Suisse de 86 ans avaient comparu devant la justice suisse, accusés d'avoir "obtenu illégalement, au détriment de la Fifa, un paiement de 2 millions de francs suisses", soit 1,8 million d'euros, "en faveur de Michel Platini". Défense et accusation s'accordent sur un point : le triple Ballon d'or a bien conseillé Sepp Blatter entre 1998 et 2002, lors du premier mandat de ce dernier à la tête de la Fifa, et les deux hommes ont signé en 1999 un contrat convenant d'une rémunération annuelle de 300 000 francs suisses, intégralement payée par la Fifa.

Cependant, en janvier 2011, Michel Platini, devenu dans l'intervalle président de l'UEFA (2007-2015), "a fait valoir une créance de 2 millions de francs suisses", qualifiée de "fausse facture" par l'accusation. Les deux hommes martèlent de leur côté qu'ils ont dès l'origine décidé d'un salaire annuel d'un million de francs suisses, par un "accord de gentlemen" oral et sans témoins, sans que les finances de la Fifa n'en permettent le versement immédiat.

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