Fifa : l'un des fugitifs argentins s'est rendu en Italie

Il se trouve désormais en prison et aurait déjà loué une maison en Italie afin de demander à être placé sous contrôle judiciaire.

Une photo de la page d\'accueil d\'Interpol montrant, le 3 juin 2015, les fugitifs recherchés dans le cadre du scandale qui touche la Fifa.
Une photo de la page d'accueil d'Interpol montrant, le 3 juin 2015, les fugitifs recherchés dans le cadre du scandale qui touche la Fifa. (PAWEL KOPCZYNSKI / REUTERS)

Il a préféré se rendre. Un des trois fugitifs argentins, Alejandro Burzaco, dont la justice américaine demande l'extradition dans le cadre du scandale qui secoue la Fifa depuis deux semaines, s'est constitué prisonnier, mardi 9 juin en Italie.

Accompagné d'avocats

Selon un communiqué du commissariat de police de Bolzano (nord-est), Alejandro Burzaco, qui aura 50 ans le 30 juin, s'est "présenté spontanément" à la police en fin de matinée. Il était "accompagné de deux avocats", l'un italien, l'autre espagnol.

L'homme, également titulaire d'un passeport italien, se trouve désormais en prison, mis à la disposition des autorités judiciaires. Selon les médias italiens, l'Argentin, qui était recherché par Interpol, aurait déjà loué une maison à proximité de Bolzano afin de demander à être placé sous contrôle judiciaire.

Les Etats-Unis réclament son extradition

L'homme, président de la société de marketing sportif Torneos y Competencias (TyC), est soupçonné d'irrégularités dans l'attribution des droits de diffusion télé de compétitions de football en Amérique latine. Cette entreprise a géré les droits télé du championnat d'Argentine de 1992 à 2009. Et, en association avec l'Américain Aaron Davidson (président de Traffic Sports USA), arrêté à Zurich, elle détient les droits télé de la Copa America 2015, qui débute le mois prochain au Chili.

Des médias argentins ont affirmé qu'Alejandro Burzaco se trouvait à Zurich (Suisse) le jour du coup de filet visant les dirigeants de la Fifa, mais les policiers suisses n'ont pas pu le localiser car il n'était pas dans sa chambre d'hôtel au moment de l'opération. La justice américaine réclame son extradition vers les Etats-Unis pour avoir versé des pots-de-vin à des dirigeants du monde du football.