Chants homophobes dans les stades : "Mes mots ont été mal compris", regrette la présidente de la LFP

Nathalie Boy de la Tour avait évoqué en début de semaine le "folklore" des chants homophobes dans les stades de football.

La présidente de la Ligue de football professionnel, Nathalie Boy de la Tour, le 23 février 2019. 
La présidente de la Ligue de football professionnel, Nathalie Boy de la Tour, le 23 février 2019.  (FRANCK FIFE / AFP)

C'est ce qu'on appelle un rétropédalage. "J'ai utilisé des mots qui ont été mal compris, qui voulaient dire que ce sont des habitudes de certains supporters", a souligné vendredi 29 mars la présidente de la LFP (Ligue de football professionnel) Nathalie Boy de la Tour. Cette dernière avait évoqué en début de semaine le "folklore" des chants homophobes dans les stades de football.

"Je pense avoir été mal comprise. Avant d'avancer sur des réponses, il faut poser le bon diagnostic. J'ai utilisé des mots qui ont été mal compris, qui voulaient dire que ce sont des habitudes de certains supporters. Je suis convaincue que ce diagnostic est le bon et que pour pouvoir améliorer de façon pérenne la situation, il faut passer par le dialogue, la prévention et l'éducation", a insisté la dirigeante.

"Je regrette qu'il y ait eu des raccourcis avec mes propos"

"Les sanctions bien sûr ne doivent pas être écartées mais les sanctions, elles arrivent après coup. Je le réaffirme, je trouve que les chants homophobes n'ont rien à faire dans les stades. Maintenant, on fait avec un constat qui est celui-ci, je regrette qu'il y ait eu des raccourcis avec mes propos et que la nuance que j'avais apportée n'ait pas été retenue", a-t-elle ajouté, à la veille de la finale de la Coupe de la Ligue.

La ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a rouvert un vieux débat le week-end dernier en jugeant "inadmissibles" les chants entendus lors du dernier clasico "PSG-OM" au Parc des Princes, le 17 mars. Ce soir-là, une partie des ultras parisiens avait boycotté le premier quart d'heure du match, pour protester après l'élimination de leur équipe en Ligue des champions contre Manchester United, avant d'arriver dans son parcage et d'entonner des refrains assimilant les Marseillais à "des rats", des "pédés" ou des "enculés". La ministre a réaffirmé qu'elle était favorable à des sanctions contre les clubs pour "les responsabiliser".