Brésil : la police de Sao Paulo disperse les manifestants

Une centaine de personnes ont bloqué lundi la rue centrale de Sao Paulo, en soutien à la grève des employés du métro. La police militaire a dispersé les manifestants avec des gaz lacrymogènes. Un tribunal a jugé dimanche cette grève illégale. A trois jours du début du Mondial, le climat social est très tendu.

(La police anti-émeutes s'est déployée devant le métro Ana Rosa © REUTERS/Kai Pfaffenbach)

Police contre manifestants. A trois jours du début de la Coupe du monde de football - et alors que Sao Paulo accueille justement le match inaugural Brésil-Croatie, jeudi - la ville est privée de son métro. Cinquième jour de grève, pour réclamer une augmentation de 12,2%, et la police s'en mêle.

La police militaire a dispersé ce lundi, à coups de gaz lacrymogènes, la centaine de manifestants venue soutenir les grévistes. Les manifestants avaient bloqué une rue centrale, en mettant le feu à des poubelles. La police a chargé pour libérer le passage aux automobilistes. Des embouteillages monstres s'étaient formés.

La justice juge la grève illégale

Il faut dire que, dimanche, le tribunal du travail régional a jugé cette grève illégale, et a sommé le syndicat de mettre fin à son mouvement, sous peine d'amende de 100.000 réais (30.000 euros) par jour d'infraction.

La police a même fermé la station centrale d'Ana Rosa, après que des grévistes sont entrés pour empêcher les employés de travailler. Elle a vérifié leur identité avant de les relâcher au compte-gouttes.

Le métro transporte 4 millions et demi de voyageurs chaque jour, il est le moyen le plus rapide d'arriver au stade d'Itaqueirao, où 660.000 personnes, dont la présidente et 11 chefs d'Etat étrangers, sont attendues jeudi.