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Brésil-France (3-0) : un match amical pour rien

Les Bleus repartent de leur tournée sud-américaine avec plus de questions et de doutes qu'au départ.

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France Télévisions
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L'arrière gauche des Bleus Jérémy Mathieu a passé une mauvaise soirée contre le Brésil, qui a battu 3-0 la France, le 9 juin 2013.  (FRANCK FIFE / AFP)

Le Brésil n'avait plus battu la France depuis vingt ans, mais ça, c'était avant ce Brésil-France du 9 juin. Les Français à moitié en vacances ont été punis par des Brésiliens condamnés aux matchs amicaux jusqu'à leur Coupe du monde, en juin 2014. Alors qu'on doutait de la valeur de cette équipe brésilienne, victorieuse d'un seul de ses huit derniers matchs, c'est la France qui a coulé à Porto Alegre. Que retenir de cette rencontre ?

Les Bleus n'y étaient pas

"Contre l'Uruguay on a joué 20 minutes, ce soir une mi-temps, peste Didier Deschamps sur TF1. On avait moins de jus en seconde période. Ceux qui sont rentrés n'ont pas apporté grand chose. Au moins dans l'engagement, c'est pas possible qu'on fasse aussi peu. Ni la tête ni les jambes n'étaient en condition pour faire quelque chose face à un tel adversaire." Très peu de joueurs ont effectué une prestation intéressante : Lloris s'est signalé d'entrée par une relance hasardeuse, Benzema a été partout, sauf dans la surface de réparation, Payet a beaucoup percuté, mais beaucoup perdu le ballon, Debuchy a été en retard sur plusieurs interventions... Les joueurs qui ont déclaré forfait avant la tournée (Ribéry, Nasri...) ont eu raison. 

Faut-il vraiment tirer des enseignements de ce match ?

Avant le début de la tournée sud-américaine, Didier Deschamps avait bien fait sentir que ce périple uruguayo-brésilien n'était pas son idée, mais celle de Laurent Blanc, son prédécesseur. Les tournées de toute fin de saison n'apportent en général que peu d'enseignements au sélectionneur en poste. En 2011, les deux matchs des Bleus contre la Pologne et l'Ukraine (deux victoires) avaient vu un Marvin Martin étincelant, qualifié de "nouveau Zidane" après un match et demi en bleu. Depuis, il n'a pas confirmé. Les jugements sur Payet et Mathieu, de retour après une longue éclipse, Grenier ou Lacazette, bizuths en Bleus, doivent forcément être modérés.

Mine de rien, la bonne dynamique du mandat de Didier Deschamps n'est plus qu'un lointain souvenir : sur l'année 2013, les Bleus ont enchaîné quatre défaites en cinq matchs. Cela faisait cinq ans qu'ils n'avaient pas encaissé trois buts dans une seule rencontre.

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