Vidéo "On a l'ambition de faire de ces Jeux des Jeux inédits", selon la ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra

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La ministre des Sports, invitée du festival Demain le Sport, veut faire notamment de ces Jeux "les plus exemplaires possibles sur la dimension écologique".

"On a l'ambition de faire de ces Jeux des Jeux inédits", a indiqué jeudi 22 septembre au festival Demain le Sport organisé par franceinfo, avec France Télévisions et L'Equipe, à la Maison de la Radio et de la Musique, la ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques, Amélie Oudéa-Castéra. La ministre veut notamment faire de ces Jeux "les plus exemplaires possibles sur la dimension écologique".

franceinfo : Quelle est votre ambition pour Paris 2024 ? Est-ce que ce seront des Jeux différents par rapport à Tokyo, Rio ou Londres ?

Amélie Oudéa-Castéra : On a l'ambition de faire de ces JO des Jeux inédits. Ce sera d'abord des Jeux paritaires, avec autant de femmes que d'hommes. Ce sera des Jeux plus exemplaires sur la dimension écologique, avec une réduction de 50% des émissions et au global, un impact carbone qui sera vraiment positif dans la mesure où on aura aussi des investissements en faveur de projets en soutien à la biodiversité.

On aura cette cérémonie inédite autour de la Seine, première fois qu'elle sera organisée à une telle échelle, hors d'un stade. Donc, il y a comme ça une série de facteurs autour d'un concept, celui des Jeux du "renouveau" qui reste un concept sobre sur le plan budgétaire, de manière à essayer de distinguer ces Jeux de Paris 2024 des éditions précédentes.

Vous avez dit des Jeux sobres ? Est-ce que c'est compatible en faisant venir le monde entier ici à Paris ?

On a construit les budgets et les financements en conséquence. Vous savez que sur un budget de 4 milliards d'euros, le Comité Paris 2024 a 98 % de recettes d'origine privée. Pour ce qui est de la Solideo, c'est-à-dire l'entité qui construit les ouvrages olympiques, on est sur environ 25 % de financement de l'Etat, pour le reste, soit des collectivités comme la Ville de Paris, la région Ile-de-France, la métropole du Grand Paris, mais surtout des promoteurs privés qui vont ensuite, dans une logique d'héritage matériel des Jeux, pouvoir réutiliser les installations qui seront construites dans le village olympique et paralympique, dans le village des médias pour bâtir des quartiers, des bureaux, des logements, dont 40 % de logements sociaux. On aura un parc de 4 000 logements sociaux au lendemain des Jeux.

Donc c'est toute cette équation qui est vertueuse et qu'on va essayer de maintenir le mieux possible dans un contexte où il y a évidemment des vents contraires, notamment liés à l'inflation, puisque le budget du Comité d'organisation a été bâti sur une hypothèse d'inflation à 1,4 % et on est aujourd'hui plutôt autour de six. Donc, il y aura, dans le cadre de la révision budgétaire d'ici la fin d'année, des ajustements à mener et des choix à faire.

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a annoncé vouloir recruter des étudiants pour assurer notamment la sécurité. Est-ce qu'aujourd'hui, à un peu moins de deux ans de l'événement, est-ce qu'il y aura assez de monde sur tous les plans pour gérer ces lieux à Paris ?

Nous y travaillons. Il y aura donc besoin d'une mobilisation pleine et entière des forces de sécurité intérieure, mais aussi en effet, des agents de sécurité privée. On sait que ce sont des métiers en tension sur lesquels un plan d'action global est mené avec le ministre de l'Intérieur, avec le ministre du Travail, Olivier Dussopt, qui est mené aussi avec la filière elle-même pour nous permettre d'être au rendez-vous des besoins.

Ces besoins ont été estimés de manière assez précise avec un pic à 22 000 agents de sécurité privée les jours les plus nécessiteux en ressources. Et on doit pour cela aller vraiment chercher toutes les ressources possibles. Et en effet, notre public étudiant ou notre public dans les fédérations sportives, on essaye de susciter des vocations pour nous permettre d'être au rendez-vous.

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