Dopage : sanctions renforcées et contrôles de nuit autorisés

Le ministre de la Ville et des Sports, Patrick Kanner, présente ce mercredi en Conseil des ministres l'ordonnance qui va permettre à la France de se mettre en conformité avec le nouveau code mondial antidopage. Les sanctions passent notamment de 2 a 4 ans de suspension pour les tricheurs. Mais surtout les contrôles de nuit vont être permis sous certaines conditions.

(Un contrôle antidopage sur la 8ème étape du Tour de France 2015 à Rennes © MaxPPP)

A partir de vendredi prochain, c'est-à-dire au lendemain de la publication de l'ordonnance au Journal Officiel, entre 600 et 700 sportifs vont être susceptibles de recevoir la visite des contrôleurs de l'agence française de lutte contre le dopage (AFLD) entre 23h et 6h du matin. Ils devront au préalable accepter le principe des contrôles nocturnes.

Une liste précise d'athlètes contrôlés

Cette liste a été constituée en fonction des antécédents des athlètes et en prenant en compte également leur entourage parfois trouble. En cas de refus, si le faisceau de présomptions est important, l'AFLD pourra se passer du consentement en demandant au juge des libertés l'autorisation d'effectuer le contrôle de nuit. Pour Tony Gallopin, cycliste qui a porté le maillot jaune et qui a été vainqueur d'étape sur le Tour de France, les contrôles de nuit sont contraignants.

"C'est peut-être une bonne chose pour la lutte antidopage" Tony Gallopin
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Il n'est pas question de suspecter tous les athlètes. L'ordonnance a été préparée avec minutie pour permettre à la France d'être en conformité avec le code mondial antidopage, tout en respectant les libertés individuelles. 

Médecins et entraîneurs aussi surveillés

Dans un autre volet, le texte s'intéresse à l'entourage des athlètes. Dès qu'un médecin, qu'un entraîneur aura été condamné pour des faits de dopage, il lui sera interdit d'encadrer des sportifs pendant six ans. Les athlètes qui voudront poursuivre leur collaboration pourront aussi être suspendus.