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Dix raisons d'allumer sa TV pendant cette trêve internationale

Les championnats ont à peine repris que la première trêve internationale les interrompt. A chaque coupure, c’est la même rengaine : un programme TV amaigri, et des supporters qui se languissent du retour de leur club. Mais en y regardant de plus près, cette trêve n’est pas si dénuée d’intérêt. La preuve par dix.
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France Télévisions
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 (PAUL FAITH / AFP)

• Retrouver les champions du monde

Qui dit trêve, dit équipe de France. Cette semaine, c’est évidemment avant tout l’occasion de retrouver les Bleus, que l’on n’a plus vus depuis juin. Et si leurs deux adversaires (l’Albanie samedi, et Andorre mardi) ne soulèvent pas les foules, ces deux matchs ne sont pas à négliger pour les Français. D’abord, après sa défaite en Turquie, l’équipe de France doit rassurer et engranger avant d’affronter de nouveau la Turquie et l’Islande (co-leaders du groupe à égalité avec les Bleus)  les 11 et 14 octobre. Au-delà des adversaires, l’équipe de France elle-même intrigue : entre les nouveaux venus Ikoné et Guendouzi, les retours de Tolisso, Hernandez et Coman, les doutes sur la défense à aligner autour de Varane, ou les trois candidats au poste d’avant-centre (Giroud, Mbappé et Ben Yedder), les points d’interrogations, et donc d’intérêt, ne manquent pas pour la rentrée de la bande à DD. D’autant que l’Euro se profile en juin prochain. Autant dire demain.

• Soutenir le rêve olympique des Espoirs

Comme leurs aînés, les Bleuets affronteront l’Albanie pendant cette trêve. Et comme les A, ils préparent une compétition internationale : les Jeux Olympiques de Tokyo l’été prochain, rien que ça. Demi-finalistes du dernier Euro en juin, les joueurs de Sylvain Ripoll se sont en effet qualifiés pour la messe olympique. Avec deux matchs amicaux contre l’Albanie jeudi, et la République Tchèque lundi, ils entament déjà leur route menant à Tokyo. Par ailleurs, la première équipe tricolore masculine à se qualifier pour les  JO depuis 1996 vient d’être largement remaniée, puisque seuls les joueurs de 21 ans maximum à ce jour peuvent être sélectionnés. Le rêve olympique commence donc dès jeudi. Et si le prochain a de nouveau lieu dans 23 ans, autant profiter de celui-ci.

• Voir si Will Grigg est toujours "On fire"

Autre équipe à suivre pendant cette trêve : l’Irlande du Nord. Après quatre victoires en autant de matchs, les Nord-Irlandais sont les leaders surprises du groupe C devant l’Allemagne (9 pts) et les Pays-bas (3 pts). Déjà présents à l’Euro 2016 en France, la sélection de “Will Grigg’s on Fire” pourrait se rapprocher de l’édition 2020 lundi, en battant  l’Allemagne (20h45). Un vrai test car, si avant cela les hommes de Michael O’Neill se feront les dents en amical contre le Luxembourg, ils n’ont pour l’instant pas encore affronté Allemands et Hollandais, qui sont maintenant prévenus du danger nord-irlandais. 

• En profiter pour regarder un match de MLS

Victime du décalage horaire et de son image de championnat de pré-retraités, la Major League Soccer (MLS) peine à trouver son public en Europe. Malgré son essor à domicile, cela reste difficile d’exister pour le championnat nord-américain face aux mastodontes du Vieux-Continent. Mais la situation évolue, et cette trêve tombe pile pendant la 32e journée de MLS. Ou l’inverse. Quoi qu’il en soit, samedi à 21h30, le public européen pourra se délecter d’un alléchant New York City FC - New England Revolution, soit un choc entre le deuxième et le sixième du championnat. Après avoir vu cela, on peut dormir tranquille.

• Vraiment se mettre au foot féminin

En l’absence de Ligue 1 Conforama, faites place à la D1 Arkéa. Le championnat féminin a en effet repris ses droits le week-end dernier, avec pour ambition de prolonger l’engouement du dernier mondial. Pour cela, la D1 féminine pourrait profiter de la trêve via sa deuxième journée, programmée ce week-end. Au menu : six matchs le samedi après-midi, dont les déplacements du PSG à Metz et de Lyon à Reims. Les Lyonnaises seront d’ailleurs reçues au stade Auguste-Delaune, pour le premier match des promues rémoises à domicile cette saison. Champagne.

• Se régaler devant de rares affiches européennes 

La plus belle affiche aura lieu dès vendredi soir, avec un choc entre Allemands et Hollandais, qui s’affronteront pour la quatrième fois en deux ans (2 victoires pour l’Allemagne, 1 pour les Pays-Bas). Mais face à des Oranje en difficulté dans le groupe C des éliminatoires pour l’Euro, la Mannschaft aura fort à faire. Au delà de ce duel,  cette trêve risque d’être pauvre en affiche de haut niveau. Un des rares matchs frissons aura lieu jeudi à … Bucarest, où la Roumanie recevra l’Espagne. Pourquoi ? Parce qu’après un bel Euro Espoirs qui l’a conduite en demi-finale, la jeune génération roumaine, deuxième du groupe F avec la Suède, pourrait faire tomber le leader, la Roja, grâce à son jeu de transition. Ou au moins le malmener. Vous l’aurez lu ici en premier.

• S'intéresser au plus indécis des championnats de France 

Oubliez la Ligue 1 destinée au PSG, et la Ligue 2 déjà aux mains des Lorientais : le championnat de France le plus indécis est bien le troisième de la bande, le National 1. Et cela tombe bien, sa sixième journée a lieu ce vendredi. Sans les ombres de ces deux aînés, aucune excuse pour le zapper. Au delà de la série en cours du leader dunkerquois et de ses cinq victoires consécutives, le troisième échelon français a de quoi passionner, entre ses anciens pensionnaires de Ligue 2 qui rêvent de croquer à nouveau dans la Domino’s Pizza (Bourg-en-Bresse, Boulogne-sur-Mer, Gazélec, Créteil, Red Star, Béziers, Laval…) et ses jeunes tout aussi affamés (Pau, Cholet, Lyon-Duchère…). Sans oublier le traditionnel club historique qui rêve d’un retour dans le monde pro : le Sporting de Toulon Var, en l'occurrence. 

• Se gaver de buts

A défaut de grands duels, l’avantage d’une trêve internationale, c’est qu’elle implique forcément des matchs totalement déséquilibrés, et donc prolifiques. Dans cette série, on aura d’abord le droit au choc des extrêmes vendredi, entre la première et la dernière nation au classement Fifa :  Saint-Marin - Belgique. Leader incontesté du groupe I, l’armada belge risque de s’en donner à coeur joie face à la “Sérénissime”. Dans le même genre, l’Espagne devrait dévorer les Îles Féroé dimanche à 20h45, quelques minutes après le festin suisse contre Gibraltar. Bon appétit.

• Se coucher tard (ou se lever très tôt)

Evidemment, l’Europe ne sera pas le centre du monde pendant cette trêve. Mais il faudra se lever tôt pour ne pas louper les duels sud-américains, certes amicaux mais pourtant bien plus indécis. Pour preuve, on aura d’abord le droit à un Chili - Argentine samedi, à 4h du matin, avant de voir le Brésil défier la Colombie samedi, dès 2h30. La Seleçao s’offrira ensuite un remake de sa dernière finale de Copa America. Vainqueur 3 à 1 le 7 juin dernier, la Seleçao retrouvera en effet le Pérou à 5h mercredi prochain. Soit à trois jours du match du PSG do Brasil contre Strasbourg. Kimpembe et Diallo apprécieront.

• Réviser sa géopolitique

Petit détour par l’Asie pour terminer, avec un match de football qui sera bien plus que cela. Mardi à 18h, le Yémen recevra en effet l’Arabie Saoudite dans le groupe D des éliminatoires Asie pour la coupe du monde 2022. Une rencontre non amicale dans tous les sens du terme, les deux pays étant engagés dans un conflit militaire depuis 2015, opposant les Saoudiens à des rebelles yéménites. Alors que l’UEFA prend soin d’éviter les confrontations Russo-ukrainiennes, ce contexte géopolitique ne gêne visiblement pas la Confédération asiatique de football (AFC). La preuve : l’AFC a aussi placé la Corée du Nord et la Corée du Sud dans le même groupe. Rendez-vous le 15 octobre à Pyongyang.

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