Suisse : le Béjart Ballet plongé dans la tourmente après des accusations de harcèlement

La fondation qui chapeaute le célèbre ballet créé par Maurice Béjart va lancer un audit "sur les questions de santé et sécurité au travail, de climat de travail et d'encadrement"

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France Télévisions
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Le directeur artistique du Béjart Ballet, Gil Roman (à droite), est visé par plusieurs accusations de harcèlement. (FABRICE COFFRINI / AFP)

Le Béjart Ballet de Lausanne (Suisse) se retrouve dans la tourmente après des accusations de harcèlement et d'abus de pouvoir. La fondation qui chapeaute la célèbre institution – créée en 1987 par Maurice Béjart, l'un des grands maîtres de la danse contemporaine – et l'école de danse Rudra Béjart, a décidé, vendredi 4 juin, "qu'un audit était nécessaire sur les questions de santé et sécurité au travail, de climat de travail et d'encadrement".

L'enquête sera menée "de manière sérieuse, par une société spécialisée, avec un cahier des charges soigneusement élaboré. Cet exercice, qui doit assurer que les principes et valeurs de la Fondation sont respectés, n'est pas un alibi", assure la Fondation dans un communiqué.

Du "harcèlement psychologique"

L'affaire a éclaté au grand jour fin mai, avec le limogeage du directeur de l'école de danse Michel Gascard et de son épouse, Valérie Lacaze, également régisseuse de l'école, un premier audit ayant révélé de "graves manquements". Des témoignages anonymes recueillis par la chaîne publique suisse RTS dénoncent "l'omniprésence de drogue, le népotisme, tout comme le harcèlement psychologique et sexuel". De nombreuses allégations concernent Gil Roman, le chorégraphe français qui a pris les rênes à la mort de Maurice Béjart en 2007. Gil Roman avait déjà fait l'objet d'accusation similaires dans un rapport secret en 2008, mais il a été autorisé à rester, selon RTS.

Une danseuse anonyme a expliqué à RTS qu'il était courant que Gil Roman humilie publiquement un danseur pour un faux pas et une autre explique qu'il demandait souvent qu'on lui apporte du cannabis."Très majoritairement dans les témoignages que j'ai entendus, ce qui ressort le plus, c'est ce qu'on peut appeler le harcèlement psychologique, c'est vraiment du mauvais traitement avec des insultes, du dénigrement, la volonté de rabaisser les gens", raconte Anne Papilloud, qui dirige le Syndicat suisse romand du spectacle. Elle évoque aussi des accusations de harcèlement sexuel, mais pas à l'encontre de Gil Roman.

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