Cyclisme : démarrer sa saison en Australie, une idée séduisante pour les Français du peloton

Les coureurs cyclistes français sont de plus en plus nombreux à démarrer leur saison en Australie. Ce mardi 17 janvier, la première grande course à étapes démarre à Adélaïde avec le Tour Down Under.  

Article rédigé par
Fanny Lechevestrier - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
La course à étapes australienne signe son grand retour après deux années d'annulation en raison de la crise sanitaire.  (DAVID MARIUZ / EPA/AAP)

Démarrer sa saison en Australie, à 15 000 kilomètres de la France, cette idée séduit de plus en plus de cyclistes professionnels français. Ce mardi 17 janvier, le Tour Down Under à Adélaïde donne le coup d'envoi des courses à étapes de la saison 2023 et signe ainsi son grand retour après deux années d'absence en raison de la crise sanitaire.

Avant la crise du Covid-19, le Tour Down Under avait réussi à s'imposer dans le calendrier international, depuis une dizaine d'années comme première "course référence" de la saison. Pour Bryan Coquard, le sprinteur de la Cofidis, entamer sa saison en Australie en pleine période estivale dans l'hémisphère sud est une bonne façon de casser la routine, qui peut se révéler pesante dans le cyclisme : "Ce n'est pas pour dénigrer les courses françaises, mais quand on fait la Marseillaise, Bessèges ou Provence tous les ans, c'est un petit peu plan-plan. Ici, c'est un peu exotique et ça booste un petit peu", avoue-t-il.

Mondialiser le cyclisme professionnel

Si démarrer en Australie n'est pas encore totalement dans la logique de préparation des coureurs européens, Marc Madiot, le manager de la Groupama-FDJ, voit toutefois d'un bon œil la multiplication des courses loin des classiques européennes : "Ça permet de donner du travail à beaucoup de coureurs. La période est difficile et plus on peut donner de possibilités de s'exprimer à des équipes et à du personnel en plus."

"Je suis pour permettre à beaucoup de gens de vivre de leur passion et du sport."

Marc Madiot, manager de la Groupama-FDJ

à franceinfo

Mais à l'heure du réchauffement climatique et de la volonté de beaucoup de réduire leur empreinte énergétique, l'idée de faire 15 000 kilomètres pour seulement cinq jours de course rend dubitatif certains coureurs du peloton. "Je sais que dans mon métier, je suis amené à beaucoup voyager et donc avoir une empreinte carbone importante, explique Guillaume Martin, coureur chez Cofidis. Mais si je peux parfois limiter un petit peu les très longs déplacements, clairement, aujourd'hui, c'est rentré dans la réflexion."

Les 18 équipes de l'élite World Tour sont représentées pour cette première course à étape avec quelques grands noms notamment Christopher Froome et Geraint Thomas, deux anciens vainqueurs du Tour de France. 

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