Tour de France 2021 : entre souffrance et résignation, Primoz Roglic encore maudit

Après sa lourde chute en début de Tour, le Slovène n’a pas suffisamment récupéré. Il a souffert vendredi entre Vierzon et Le Creusot et semble déjà hors course pour le classement général.

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France Télévisions
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Primoz Roglic a remporté la 11e étape du Tour d'Espagne mercredi 25 juillet.  (BENOIT TESSIER / AFP)

Primoz Roglic ne prendra pas sa revanche sur Tadej Pogacar en 2021, à moins d'un énorme concours de circonstances. Le Slovène a été le seul leader lâché vendredi 2 juillet lors d'une septième étape aussi longue qu'animée, concédant 3'48 par rapport aux autres favoris sur la ligne d'arrivée au Creusot.

Avant même la première étape de montagne, le deuxième de l'an passé accuse déjà un retard de 9'11 sur le leader Mathieu van der Poel et surtout de 5'28 sur Tadej Pogacar, premier des favoris au général. "Il a perdu le Tour aujourd'hui", n'a pas hésité à trancher le consultant de France Télévisions Yoann Offredo.

Pogacar déjà trop loin

Sa défaillance dans les forts pourcentages du signal d'Uchon à 20 km de l'arrivée a surpris mais n'est pas sans raison. Lourdement tombé lors de la troisième étape vers Pontivy, Primoz Roglic n'a pas suffisamment récupéré de ses blessures. Après l'étape bretonne, il publiait sur son compte Instagram une photo impressionnante de son corps éraflé sur tout le côté gauche. "Je n'ai aucune attente sur le chrono. Je me réjouis juste de chaque kilomètre parcouru sur mon vélo", expliquait-il sur le site de la Jumbo-Visma mardi soir.

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Alors qu'il avait déjà 56 secondes de retard sur Tadej Pogacar, le leader de la Jumbo-Visma avait réussi un bon contre-la-montre, conclu à la 7e place, à 44 secondes de son intouchable rival entre Changé et Laval. L'espoir n'était pas mort. "Je suis complètement ouvert, j'ai ressenti des douleurs hier et encore aujourd'hui, mais ça va de mieux en mieux. Chaque jour je vais tout donner et nous verrons comment ça va se passer", confiait un Roglic surmotivé à l'arrivée.

Van Aert pour prendre les rênes ?

Une attitude qui tranche complètement avec celle aperçue aujourd'hui lors de la septième étape. C'est exténué et désintéressé des gains marginaux que le Slovène a franchi la ligne d'arrivée au Creusot, aux côtés de Warren Barguil (Arkéa-Samsic) et de Simon Geschke (Cofidis). Aucun de ses coéquipiers n'avait été décroché pour limiter l'hémorragie. La Jumbo-Visma, qui avait bâti en amont son équipe autour de lui, va être contrainte de jouer une autre carte.

"On espérait que Primoz puisse survivre, mais finalement il a passé une sale journée. Ce soir nous allons faire nos plans pour les prochaines étapes de montagne, mais malheureusement pour lui le classement général ne semble plus à l'ordre du jour. C'est douloureux, mais c'est la réalité", a concédé Frans Maassen, le directeur sportif de l'armada jaune. En montagne, quatre coureurs peuvent récupérer le leadership.

Du côté de purs grimpeurs, Sepp Kuss n'est plus une option puisqu'il accuse déjà un retard de 40 minutes sur le leader de la course. A 8'14, Steven Kruijswijk est déjà loin. Finalement, les deux meilleures cartes à jouer pour la Jumbo-Visma sont le novice sur le Tour Jonas Vingegaard, qui n'est qu'à 1'35 de Pogacar et pourrait continuer à avancer masqué, et surtout Wout Van Aert, 2e du général à 30 secondes de Mathieu van der Poel et avec 3'13 d'avance sur Tadej Pogacar. L'an dernier, le classicman belge avait développé des qualités surprenantes en montagne.

Le deuxième du dernier Tour cède dans l'avant-dernière difficulté du jour pendant que Pierre Latour attaque en tête du peloton

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