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Tom Dumoulin juge "étranges" les dérogations accordées à Bradley Wiggins

Tom Dumoulin, le coureur néerlandais de l'équipe Giant ne semble pas convaincu par Bradley Wiggins, qui a bénéficié d'autorisations à des fins thérapeutiques (AUT) pour recourir à un médicament contre l'asthme. "Des injections? Ca doit être un asthme très sévère", a ironisé le Néerlandais dans l'édition dominicale du Daily Mail. "Apparemment les injections ont des effets sur plusieurs semaines. A mon avis, on ne devrait pas participer à des compétitions pendant cette période. Ca sent mauvais".
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France Télévisions
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Tom Dumoulin sert la main de Bradley Wiggins lors des championnats du monde 2014, après l'épreuve de contre-la-montre (DE WAELE TIM / TDWSPORT SARL)

Vice-champion olympique du contre-la-montre à Rio, Tom Dumoulin ne mâche pas ses mots à l'égard de Bradley Wiggins, champion olympique dans cette discipline voici quatre ans à Londres. Le Britannique fait en effet partie des athlètes pointés du doigt après que des hackers informatiques aient piraté et divulgué des données confidentielles de l'Agence mondiale antidopage (AMA). Champion olympique de la poursuite par équipes, il a bénéficié d'autorisations à des fins thérapeutiques (AUT), afin de prendre du triamcinolone, un corticoïde, pour soigner son asthme via des injections intramusculaires.

Tom Dumoulin trouve "étrange" que Wiggins ait pu réaliser ces injections juste avant trois grands Tours cyclistes (les Tour de France 2011 et 2012, et le Giro 2013). "Des injections? Ca doit être un asthme très sévère", a ironisé le Néerlandais dans l'édition dominicale du Daily Mail. "Apparemment les injections ont des effets sur plusieurs semaines. A mon avis, on ne devrait pas participer à des compétitions pendant cette période. Ca sent mauvais", a-il ajouté.

A lire aussi: dans une interview pré-enregistrée de la BBC, Bradley Wiggins s'était de nouveau justifié: "Je suis asthmatique depuis longtemps. Avec le médecin de mon équipe, nous étions allés consulter un spécialiste pour voir s'il y avait un moyen de résoudre ces problèmes", a expliqué le lauréat du Tour de France 2012. "Et il m'avait dit 'oui, il y a quelque chose à faire, mais tu vas avoir besoin d'autorisations auprès des instances cyclistes'. C'était pour soigner un problème médical. Cela n'avait rien à voir avec un quelconque avantage injuste", a souligné le quintuple champion olympique.

Christopher Froome, triple vainqueur du Tour de France, fait également partie des personnes ayant bénéficié d'AUT, lui-aussi pour soigner de l'asthme. Les hackers avaient également cité les soeurs Venus et Serena Williams (USA, tennis), Simone Biles (USA, gymnastique), et Elena Delle Donne (USA, basket), la joueuse de tennis Elena Vesnina ou le lanceur de disque allemand Robert Harting. Mais ces AUT, accordées par les instances, ne révèlent pas d'infraction à la législation antidopage. 

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