Peter Sagan, le vert de l’espérance
Peter Sagan peut être vert de rage. Le jeune rouleur slave vient de manquer coup sur coup la victoire d’étape sur les deux derniers parcours corses. Vainqueur du sprint du peloton juste derrière Jan Bakelants dimanche, le cycliste le plus complet de sa génération a été contraint de laisser la victoire à Simon Gerrans lundi pour avoir manqué d’un soupçon de punch. Il a bien jeté son vélo sur la ligne mais l’Australien a réussi à conserver quelques millimètres d’avance.
Coureur protée, Peter Sagan fait partie de ces (trop) rares coureurs capables de briller de nombreux tableaux. Vainqueur de nombreuses étapes sur des épreuves d’une semaine (Tour de Californie, Paris-Nice), prétendant aux plus grandes classiques du calendrier (2e de Milan San Remo et du Tour des Flandres au printemps), Sagan postule aux plus grandes récompenses tout au long de la saison.
Trois étapes en 2012
Sur la Grande Boucle, il espère faire fructifier son total de trois succès acquis lors de l’édition précédente. Pour un gagneur de sa trempe, les deux échecs corses sont un moteur pour avancer, davantage qu’une déception. Dans son viseur également, le paletot vert qu’il entend bien conserver jusqu’au bout, fort de capacités à grimper les cols intermédiaires contrairement au Cav et à ses challengers.
Le parcours du Tour offrira au natif de Zilina d’autres opportunités dans les jours à venir notamment du côté d’Albi ou de Saint-Malo, des étapes au profil taillé pour ses qualités. Il serait surprenant de voir ce champion hors normes se contenter de gérer son avantage aux points. Prendre des risques fait partie de son ADN et son endurance ainsi que sa pointe de vitesse restent ses deux atouts majeurs pour en claquer quelques unes assez rapidement.
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