Sportifs : une série de morts subites interpelle les spécialistes

Pourquoi autant de sportifs de haut niveau meurent-ils de crise cardiaque ? En seulement quelques semaines, deux coureurs cyclistes, mais également trois joueurs de football, ont perdu la vie. Une sombre série qui interpelle les spécialistes.

FRANCE 2

Pendant une minute, le 13 avril, les supporteurs du club de football du Havre (Seine-Maritime) se sont tus et ont brandi un portrait, celui de Samba Diop. Le jeune footballeur de 18 ans est décédé brutalement dans son sommeil une semaine plus tôt. Une mort subite, comme en ont été victimes récemment Thomas Rodriguez, 18 ans, joueur de Tours (Indre-et-Loire), Baptiste Le Foll, 12 ans, joueur de Guingamp (Côtes-d'Armor), ou encore Michael Goolaerts, 24 ans, cycliste décédé sur le Paris-Roubaix. Quatre morts subites en l'espace d'un mois qui posent question. Accident cardiaque, dopage : comment expliquer le décès de ces jeunes sportifs ?

Les morts subites liées à la sédentarité bien plus nombreuses que celles liées au sport

Le milieu du football s'interroge. Trois jeunes sont morts, dont deux dans leur sommeil. En première ligne sur la question, le directeur médical de la Fédération française de football. Selon lui, l'évolution du football, de plus en plus physique, doit être surveillée. Chaque année, la mort subite tue plus de 40 000 personnes, dont 800 sportifs. La mort subite est une accélération brutale du rythme cardiaque. Le cœur s'emballe pendant plusieurs minutes, le sang n'arrive plus au cerveau et la personne s'écroule.

Les malformations cardiaques sont la cause de la plupart des morts subites. C'est le cas pour le jeune Thomas Rodriguez. Le sport, l'effort physique peuvent agir comme déclencheurs. Le problème est que ces anomalies ne sont pas toujours détectables. Les cardiologues rappellent que le sport reste le meilleur moyen de diminuer le risque de maladies cardiovasculaires. Les morts subites liées à la sédentarité sont beaucoup plus nombreuses que celles causées par le sport.

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Le coureur belge Michael Goolaerts, lors de Paris-Roubaix, le 8 avril 2018.
Le coureur belge Michael Goolaerts, lors de Paris-Roubaix, le 8 avril 2018. (STEPHANE MORTAGNE/LA VOIX DU NORD/MAXPPP)