Paris-Nice : "Nous avons bon espoir d'arriver dans huit jours", malgré l'incertitude liée au Covid-19, affirme Christian Prudhomme

La course cycliste Paris-Nice démarre dimanche près du château de Versailles, avec un parcours de 1235,5 kilomètres.

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Les cyclistes du Paris-Nice arrivent dans la préfecture des Alpes-Maritimes, en mars 2019. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

"On a bien l'intention d'arriver à Nice, mais nous nous adapterons, je ne peux pas vous donner d'autres réponses, en fonction des conditions, de ce que nous demanderont les autorités", a expliqué sur franceinfo dimanche 7 mars Christian Prudhomme, directeur du cyclisme chez ASO, l'organisateur de la course Paris-Nice qui part dimanche des Yvelines. Il évoque une arrivée placée sous le signe de l'incertitude, au vu de l'évolution de l'épidémie de Covid-19. Le littoral des Alpes-Maritimes a été confiné ces deux derniers week-ends, une mesure dont on ne sait pas si elle pourrait être reconduite.

"Nous avons bon espoir d'arriver dans huit jours (à Nice), de finir la course le dernier jour, poursuit Christian Prudhomme. Nous sommes évidemment en lien permanent avec les autorités, les services de l'État. Donc on s'adaptera : c'est le propre des organisateurs de compétitions sportives." L'an passé, la dernière étape de la course avait été annulée en raison de la situation sanitaire.

Le dispositif sanitaire reste en tout cas le même que pour les dernières courses cyclistes : "La fameuse 'bulle course', le masque et le gel, la distanciation physique, détaille l'organisateur. Depuis le 31 janvier et le grand prix de la Marseillaise, les épreuves cyclistes en France se passent très bien : le Tour de la Provence, le Tour des Alpes-Maritimes, l'Étoile de Bessèges... On souhaite évidemment que cela continue, tout est fait pour cette semaine", poursuit Christian Prudhomme.

"Mieux devant la télé"

Pour ce qui est du public de ce Paris-Nice, "il sera mieux placé devant la télé qu'ailleurs, indique Christian Prudhomme. Il y aura beaucoup de restrictions, de huis clos, de jauges partout. Le cyclisme est un sport populaire, mais on n'a pas le choix."

"Il faut plutôt voir le verre à moitié plein : c'est grâce à ces mesures parfois drastiques qu'on peut organiser les épreuves."

Christian Prudhomme

à franceinfo

Car d'un point de vue sportif, le spectacle risque d'être au rendez-vous, avec à la fois des grands champions et des espoirs du cyclisme : "Le numéro 1 mondial, le Slovène Primož Roglič, vainqueur du Tour d'Espagne, deuxième du Tour de France, le vainqueur du Tour d'Italie, le jeune Britannique Tao Geoghegan Hart, énumère Christian Prudhomme. Chez les Français, David Gaudu, le jeune Breton qui a gagné la semaine dernière en Ardèche, Guillaume Martin, premier Français du dernier Tour de France. Et de très grands sprinters, notamment le triple champion de France Arnaud Démare, ou encore le dernier maillot vert du Tour de France Sam Bennett."

Pour ce qui est du Tour de France 2021, dont le départ est prévu le 26 juin de Brest pour une arrivée le 18 juillet à Paris, Christian Prudhomme dit qu'avec les autres organisateurs, "on est confiants, nous avons su nous adapter l'an passé quand il a fallu changer les dates. Nous avons bon espoir qu'avec la bonne progression de la vaccination, nous pourrons organiser le Tour aux dates prévues", conclut-il.

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