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John Gadret rêve d’une étape mythique

Le grimpeur trentenaire de la formation AG2R dispute cette année son cinquième Tour de France. Il n’y a jamais vraiment brillé, contrairement au Giro qu’il a déjà terminé sur le podium. Confessions d’un taiseux très efficace dès que la route s’élève.
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France Télévisions
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John Gadret (AG2R-La Mondiale)

Ancien double champion de France de cyclo-cross (2004 et 2006), et troisième du Tour d’Italie 2011 –dont il avait remporté une étape-, John Gadret sait qu’il vit à 34 ans ses dernières années sur le vélo. Coureur discret –voire timide au premier abord, l’enfant d’Epernay n’a jamais réussi à donner le meilleur de lui-même sur la Grande Boucle : 54e en 2007, abandon en 2008, 18e en 2010, Gadret n’est pas reparti au matin de la 11e étape en 2011.

Escorter Jean-Christophe Péraud avant tout

Retenu une nouvelle fois par Vincent Lavenu pour cette 100e édition, l’escaladeur au crâne lisse a deux objectifs sur ce mois de juillet : protéger et accompagner son leader au sommet des cols, et tenter sa chance si possible : « Je ne pourrais pas partir quand je veux. J’aurais forcément ma carte à jouer mais je suis là avant tout pour escorter Jean-Christophe Péraud dans la montagne. Je sais ce que j’ai à faire, et je sais aussi que je ne serai pas loin de la gagne si je suis avec Jean-Christophe. Après, si je peux gagner une étape, je ne m’en priverai pas. J’aimerais briller sur le Tour comme j’ai pu le faire sur le Giro ces dernières années », a-t-il confié d’une voix douce qui sied bien à son tempérament emprunt d’un calme certain.

Gagner au Ventoux ou à l’Alpe D’Huez

« Gagner en France aurait plus d’ampleur que de gagner en Italie », a encore relevé le Champenois qui espère bien pétiller avant la fin de l’épreuve. « L’Alpe d’Huez et le Ventoux me font rêver mais je n’ai rien coché, a souligné le coureur le plus expérimenté de l’équipe française, à défaut d’être le plus âgé (Péraud a 36 ans). Que de temps passé depuis son premier Tour de France disputé en 2007. « Mon premier Tour, je m’en rappelle comme si c’était hier », a-t-il avoué dans un demi-sourire. « C’est un rêve de gamin qui était réalisé. Voir tout ce monde le long des routes, c’était impressionnant. On ne peut pas oublié un tel moment ». Qu’a-t-il appris depuis ? « A l’époque, j’étais un chien fou. Je ne faisais pas attention à la répétition des efforts, à la récupération. Il faut comprendre que le Tour est très fatigant. Il faut se reposer le soir et ne surtout pas se disperser », a conclu le sage au profil de bonze*.

*moine bouddhiste

 

Vidéo: le Tour des Français

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