Critérium du Dauphiné : en marge de la compétition, la course aux sponsors pour les équipes

À moins d'un mois du Tour de France, la compétition se joue aussi bien sur la route qu'en coulisses. La période est en effet cruciale pour les équipes en quête de nouveaux partenaires économiques.

Article rédigé par
Fanny Lechevestrier - franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min.
La ligne d'arrivée - et ses sponsors - de la 4è étape du Critérium du Dauphiné 2022, le 8 juin 2022 à la Batie d'Urfé, dans la Loire. (FANNY LECHEVESTRIER / FRANCEINFO)

C'est l'un des derniers sprints avant la Grande Boucle. A quelques semaines du Tour de France, le Critérium du Dauphiné est une véritable répétition générale avec les incontournables et intraitables tracés mêlant contre-la-montre, étapes de plaine ou de montagne. Mais en coulisses se joue une autre victoire, économique cette fois : c'est le moment pour dénicher de nouveaux sponsors. 

>> Critérium du Dauphiné : la course en direct

Et Pierre Rolland, maillot de meilleur grimpeur sur le dos, l'a bien compris, lui qui, avec ses coéquipiers de B&B Hotels-KTM, animent la course depuis le départ. "On a montré notre état d'esprit, notre collectif. Et je pense que c'est peut être presque plus important qu'une victoire", lâche le Français. 

Car pendant que ses coureurs font le spectacle, le manager Jérôme Pineau roule de rendez-vous en rendez-vous pour séduire de nouveaux sponsors. C'est d'ailleurs entre deux discussions, en voiture, que l'on parvient à le joindre.

"Sur des épreuves qui sont télévisées, très largement sur le service public en France, on essaye de se montrer"

Jérôme Pineau

à franceinfo

Comprenez : la visibilité directe auprès du grand public, c'est toujours ce qui séduit le plus les marques qui entrent dans le cyclisme. Le Dauphiné puis le Tour servent donc de vitrine pour convaincre du bien-fondé d'investissements de plus en plus importants. "Les budgets des équipes ont été multipliés par deux ou trois. C'est évident que c'est de plus en plus compliqué de trouver des partenaires. On a des contacts certains, mais rien n'est conclu, rien n'est signé", lâche le manager et ancien coureur. 

Et sur ce terrain, la bataille est d'autant plus acharnée cette année : dans quelques mois, seulement 18 équipes, les plus performantes, se verront attribuer une licence UCI World Tour, sésame pour participer aux plus grandes courses du monde pour les trois prochaines saisons.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Critérium du Dauphiné

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.