Mondiaux de cyclisme : Alaphilippe cède son titre, Laporte argenté… "Pas de regrets" et même une heureuse surprise pour les Bleus

L'équipe de France n'enchaîne pas un troisième titre mondial sur route, dimanche, mais la deuxième place de Christophe Laporte laisse un sentiment positif à l'ensemble de la sélection tricolore. 

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France Télévisions
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Julian Alaphilippe félicite le nouveau champion du monde de cyclisme, le Belge Remco Evenepoel, au terme de la course en ligne de Wollongong (Australie), le 25 septembre 2022.  (DIRK WAEM / AFP)

Ce n'était sans doute pas le scénario prévu. Mais les Bleus repartiront tout de même d'Australie le sourire aux lèvres. Cette fois, un Français n'a pas été sacré champion du monde de cyclisme, après le doublé de Julian Alaphilippe en 2020 et 2021. Derrière la victoire impériale de Remco Evenepoel, Christophe Laporte a tout de même converti les efforts du groupe France en terminant "meilleur des autres", avec une belle médaille d'argent, dimanche 25 septembre.

Dans le clan tricolore, la satisfaction règne malgré la perte de ce maillot arc-en-ciel. "C'est un coureur très fort qui fait un, c'est un coureur très fort qui fait deux... On ne peut pas avoir de regrets aujourd'hui", analyse au micro de France Télévisions Julian Alaphilippe. Arrivé à Wollongong sans trop de certitudes sur sa condition physique après une saison pénible, l'ex-champion du monde en titre estime qu'il ne pouvait espérer mieux de la course du jour. "Je suis content de la course que l'on a faite, a-t-il confié à Eurosport-GCN. J'ai essayé d'aider les mecs au mieux. Christophe était notre carte au sprint et il l'a prouvé."

Dépossédé de son titre de champion du monde de la course en ligne de cyclisme sur route, Julian Alaphilippe était tout de même satisfait de la journée, marquée par la médaille d'argent décrochée par Christophe Laporte.

Alaphilippe en lieutenant de luxe, c'est toute la force de l'équipe de France qui a parlé. De l'aveu même du sélectionneur Thomas Voeckler, les Bleus n'ont pas déroulé idéalement leur partition. "Parfois, on fait des plans et cela se passe comme prévu, a-t-il décrypté à Eurosport-GCN. D'autres fois, on en fait et cela commence comme prévu, et ensuite non. C'est un petit peu ce qui s'est passé aujourd'hui. […] On a peut-être commis une erreur ou deux, j'en ai ma part." Mais Voeckler comme ses coureurs se veulent philosophes et pointent surtout la supériorité du vainqueur du jour, Remco Evenepoel. "On peut tourner la course dans tous les sens, il était le plus fort, injouable", ajoute Voeckler. "Evenepoel était de toute façon bien plus fort, a admis Romain Bardet à Eurosport-GCN. Il était une jambe au-dessus de tout le monde aujourd'hui. La deuxième place est la meilleure qu'on pouvait obtenir."

"On est revenu très vite dans le dernier tour et quand j'ai passé la ligne, je ne savais pas vraiment à quelle place j'étais."

Christophe Laporte

à Eurosport-GCN

Derrière le Belge, vainqueur en solitaire, les Bleus ont longtemps joué battu. Ils ont pourtant été parmi les animateurs de la course, plaçant des hommes à l'avant constamment, avant que Romain Bardet ne puisse suivre une nouvelle offensive du "petit cannibale" à 35 kilomètres de l'arrivée. Derrière, Julian Alaphilippe, Valentin Madouas ou Christophe Laporte, restés dans le peloton, ont semblé hors course pour le podium. Avant une fin de course folle, qui a vu le groupe des hommes forts revenir sur les derniers échappés à 100 mètres de la ligne. "Si on nous avait dit qu'on ferait une médaille d'argent à un tour de l'arrivée, on aurait signé, a expliqué Christophe Laporte à Eurosport-GCN. C'était un final vraiment étrange. On est revenu très vite dans le dernier tour et quand j'ai passé la ligne, je ne savais pas vraiment à quelle place j'étais."

Course en ligne (H) : le résumé de la course

De l'aveu de tous les coureurs français, cette deuxième place du sprinteur de la Jumbo-Visma tombe presque de nulle part. "Je ne pensais pas que ça allait rentrer avec Christophe", avoue Julian Alaphilippe à notre micro, alors que Romain Bardet qualifie cette breloque d'"inespérée". Pour Thomas Voeckler, lui aussi un temps résigné, ce résultat, l'équipe de France ne se le doit qu'à ses hommes. "Je tiens à rendre hommage à mes coureurs. Les gars ont été admirables, ils y ont cru jusqu'au bout, là où moi-même je pensais que c'était foutu, qu'on n'allait même pas ramener un Top 8. C'est cet état d'esprit collectif qui va chercher la deuxième place. Si je vous disais que c'était calculé, qu'on allait revenir et jouer la deuxième place, je mentirais complètement. On s'en tire très, très bien aujourd'hui."

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