Certains "bateaux pas assez préparés pour faire cette course"

La directrice de course s'est montrée rassurante mardi matin pour Lemonchois et Jourdain, réfugiés à l'intérieur de leur bateau qui a chaviré au large de l'Espagne lundi soir. Sylvie Viant prévient toutefois que la tempête ne fait que commencer. Elle pointe aussi la préparation de certains bateaux.

(La course est partie dimanche du Havre en direction du Brésil © SIPA/PETIT THOMAS)

Alors qu’ils étaient en troisième position en direction du Cap Finisterre, Lionel Lemonchois et Roland Jourdain ont chaviré lundi soir. Leur trimaran ultime de 24 mètres se situait à 250 kilomètres de la Corogne alors que le vent soufflait en rafale de 20 à 50 kilomètres heure. Les deux marins sains et saufs se sont réfugiés à l’intérieur du bateau en attendant l’assistance de leur équipe technique. "Ils sont en sécurité en liaison avec nous de temps en temps"   a  expliqué mardi matin sur France Info, Sylvie Viant, la directrice de la course.

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Cette expérience d’urgence n’est pas une première pour ces deux navigateurs. Lionel Lemonchois avait déjà été victime d’un chavirage, il y a un an et demi au large du Brésil, tout comme Roland Jourdain, dans la préparation de la Transat, il y a deux ans.

La vraie tempête, ce mardi

La série d’avaries de la veille, Sylvie Viant ne la met pas sur le dos de la météo. "Ça n’était pas encore la tempête" , précise-t-elle, "la tempête, c’est pour aujourd’hui".   Le départ dimanche dernier aurait-il pu être retardé ? "Les dépressions se succèdent ", explique Sylvie Viant. "Même si on attend, il y a en aura une autre, et on attendra et on ne partira pas" . Ses réflexions, la directrice de course les portent plutôt sur la préparation des bateaux.

"J’ai des regrets, en fait, que ces bateaux ne soient pas assez préparés pour faire cette course, mais bon, ça peut arriver à n’importe quel bateau." 

Le point sur la Transat et la casse avec Sylvie Viant, directrice de course
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Des creux de sept mètres

Un peu plus tôt, Sébastien Josse et Charles Caudrelier ont aussi été contraints à l’abandon. Victimes de plusieurs avaries sur Gitana 16, ils ont décidé de faire demi-tour pour prendre la direction de Lorient en Bretagne, afin d’éviter plus de dégâts matériels et de prise de risque dans une mer forte, avec des vagues de plus de sept mètres, prévues au sud de l’Irlande d’ici la mi-journée.

Le voilier Safran avec Morgan Lagravière  et Nicolas Lunven a aussi été touché. C’est l’un des cinq bateaux neufs destinés à faire le Vendée globe. Les navigateurs vont rejoindre Brest. Deux classes 40, les monocoques de 12 mètres, vont aussi gagner la terre pour réparer. Il s’agit de Team Concise et de Club 103.

Pour ce qui est des positions de mardi matin, Thomas Coville a dépassé le cap Finisterre. Beaucoup plus au nord, Alex Thomson emmène la première partie de la flotte des Imoca. Les trimarans vont bientôt voir le bout de la tempête, mais les monocoques en ont encore pour une bonne journée.