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"Branlette", "grosses merdes" et "tarlouze" : le pire du pire de Louis Nicollin

Le président du club de Montpellier a de nouveau dérapé, dimanche, après sa victoire contre Lille. Et ce n'est pas la première fois. Compilation. 

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France Télévisions
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Le président du club de Montpellier, Louis Nicollin, à la fin du match contre Lille, le 13 mai 2012 au stade de la Mosson.  (BORIS HORVAT / AFP)

"Un petit nul à Auxerre et hop ! Une branlette espagnole !" Louis Nicollin, l'inénarrable président du club de foot de Montpellier, a gratifié son public d'une énième saillie, dimanche 13 mai, après la victoire de son club face à Lille (1-0) et en vue du prochain match contre Auxerre, le 20 mai, qui devrait sceller la première place de Montpellier dans le championnat de Ligue 1.

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Ce n'est pas la première fois (et sans doute pas la dernière) que le patron du groupe Nicollin se lâche ainsi. FTVi compile pour vous ses pires sorties. Amateurs de poésie, passez votre chemin. 

De la vulgarité Supporters, Marseillais, détracteurs, avec Louis Nicollin chacun en prend pour son grade. Et le dirigeant du Montpellier-Hérault-Sport-Club (MHSC) ne fait pas dans la dentelle. En 2009, il s'en prend à l'OM, sur les ondes de RMC : "Ils m'ont fait rire (les supporters niçois) à nous dire qu'on était des suceurs de Marseillais. Mais on n'a jamais sucé les Marseillais. D'ailleurs, si on peut les niquer (...) je serais heureux"

Quelques mois plus tard, il en remet une louche en condamnant les spectateurs montpelliérains qui ont jeté des pétards sur la pelouse, rapporte L'Express.fr"Ces mecs-là, ce ne sont pas des supporters, mais des grosses merdes". Dans le même registre : "certains présidents sont des grosses merdes", lâche-t-il en 2010, dans une interview à 20minutes.fr.

De l'homophobie C'est une des principales caractéristiques des déclarations fracassantes du Montpelliérain : elles sont très souvent agrémentées de commentaires homophobes. Récemment, Louis Nicollin s'est une nouvelle fois illustré dans ce domaine. C'était sur RMC, à la mi-avril : "Je ne suis pas allé au Vélodrome voir OM-Montpellier. Au dernier moment j'ai eu peur. Eh oui, je suis un pédé..." Comme le rapporte RTL, le dérapage n'a pas plu à l'association SOS Homophobie, qui a condamné ces propos.

Mais l'épisode le plus marquant remonte à 2009. Le président de Montpellier s'en prend à un joueur d'Auxerre, Benoît Pedretti, le qualifiant de "petite tarlouze" à la fin d'un match perdu contre l'AJA. 

Ces propos avaient fait bondir les associations et le Conseil national de l'éthique, lequel a condamné Louis Nicollin à quatre mois d'interdiction de toute fonction officielle, dont deux avec sursis, rappelle L'Express.

Du machisme Le Montpelliérain s'illustre également pour ses sorties sexistes, ce qui lui a valu à plusieurs reprises le titre de "macho de l'année" décerné par les Chiennes de garde. C'est le cas en 2010, en raison d'une sortie publiée en 2009 dans L'Equipe. Louis Nicollin réagissait alors à l'affaire Pedretti : "On peut se parler, se dire les choses. On est des hommes, pas des gonzesses."

D'autres perles machistes font partie du répertoire de Nicollin. En 2007, il déclare ainsi à Midi Libre : "Mes joueurs, je les paie plus cher que mes maîtresses. Et mes maîtresses au moins, elles me régalent la chique." Classe.  

Du repenti ? Il ne peut pas s'en empêcher, mais reste lucide. Après une deuxième condamnation du Conseil national de l'éthique en 2010, pour des propos insultants, Louis Nicollin s'adoucit : "Les gens de la commission ont essayé de me faire une leçon de morale que je ne voulais pas accepter. Finalement, je l'accepte parce que soi-disant je représente quelques chose dans le foot français et que je n'ai pas à dire des mots comme ça", reconnaît-il, selon 20 Minutes. "Mais bon, de par mon métier, on n'est pas des littéraires. Je vais essayer de faire gaffe aux mots que j'utilise". Promesse non tenue.

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