MotoGP : à l'aube de sa dernière course, Valentino Rossi est fier d'être devenu "une icône"

Le pilote italien va tirer sa révérence lors du Grand Prix de Valence, dimanche 14 novembre en Espagne.

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France Télévisions
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A quelques jours de sa retraite sportive, lors du GP de Valence, Valentino Rossi a posé, jeudi 11 novembre, à côté des motos sur lesquelles il a été titré neuf fois champion du monde. (JOSE BRETON / NURPHOTO)

"Même les histoires sans fin en ont une". C'est sur une phrase presque mélancolique que Valentino Rossi va disparaitre des circuits. À 42 ans, dont vingt-six passés au plus haut niveau mondial, le pilote italien  prendra sa retraite dimanche 14 novembre, à l'issue du Grand Prix de Valence (Espagne), dernière manche d'une saison remportée par le Français Fabio Quartararo.

"The Doctor", nonuple champion du monde, s'est dit, jeudi 11 novembre, "fier" d'être "devenu une icône" et d'avoir contribué à faire grandir la discipline. 

Que ressentez-vous à trois jours de la dernière course de votre carrière ?

Valentino Rossi : Le moment le plus dur est déjà passé : quand j'ai pris la décision d'arrêter. J'ai essayé de garder les choses normales mais ce n'était pas possible. J'ai reçu énormément de messages, notamment de la part d'anciens pilotes ou d'actuels. Il y a beaucoup d'émotion, surtout aujourd'hui quand je vois toutes mes motos côte-à-côte (avec lesquelles il a été titré, NDLR).

Normalement, être à Valence c'est spécial, car cela signifie que les vacances arrivent. Là, je sais qu'à partir de lundi ce sera différent, une nouvelle vie commence. Mais j'essaie de ne pas trop y penser, parce que je vais continuer à piloter, des voitures cette fois, et je vais rester sur les circuits. J'essaie de profiter de ce moment car ce chapitre s'arrête. Désormais je veux profiter de la vie. Je vais devenir père l'an prochain.

Quelle est la chose la plus positive dans votre carrière ?

La chose la plus positive est d'avoir amené un grand nombre de personnes à suivre le MotoGP. Le sport a grandi, il est devenu plus important, meilleur et plus connu dans le monde entier. C'est sympa de se dire qu'au cours de ma carrière je suis devenu quelque chose de différent, comme une icône. C'est un grand plaisir. Même si un pilote regarde en premier les résultats, c'est la meilleure chose qui me soit arrivée. J'en suis fier.

Avez-vous des regrets ?

Je me suis beaucoup battu pour décrocher un 10e titre. J'ai continué à avoir un bon niveau même après mon dernier titre, en 2009 — il y a une éternité. J'aurais aimé gagner en 2015 par exemple, pour étirer la période entre mon premier et mon dernier titre, mais aussi parce que le 10e aurait bouclé la boucle, mais c'est comme ça.

Je ne peux pas me plaindre, j'ai eu une très longue et belle carrière. Je ne veux rien changer. Parfois j'ai été très proche de la fin, particulièrement en 2012. Je ne savais pas si j'avais la force de continuer et de me battre pour le championnat, pour des victoires. Mais j'ai finalement rempilé pour dix autres années. Mais même les histoires sans fin en ont une et c'est mieux comme ça.

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