Aveyron : le désarroi des familles face à la suppression des 330 emplois de la fonderie SAM

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Fonderie SAM : 330 emplois supprimés à Decazeville
Article rédigé par
M.Lassaga, O.Combe, F.Reboul, L.Tazelmati, France3 Occitanie - France 2
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La mobilisation en soutien des ouvriers de la SAM prend de l'ampleur. La fonderie employant 333 salariés vient d'annoncer la cessation de ses activités. Parmi les salariés menacés figurent David Gistau et son épouse. Pour l'ouvrier, l'histoire se répète : son père avait connu le même sort il y a plusieurs dizaines d'années.

Après exactement trente-et-un an à la SAM, David Gistau, son épouse et leurs collègues se retrouvent en danger, depuis l'annonce de la cession des activités de la fonderie par Renault. L'ouvrier se mobilise contre la femeture de son usine, dans un territoire frappé par la désindustrialisation depuis soixante ans. Le délégué syndical connaît le même sort que son grand-père, qui avait dû faire face à la fin des mines de charbon. "La lutte qui a duré soixante-six jours (...) a été un symbole pour toute la France et au-delà", témoigne David Gistau. 

Une zone commerciale envisagée pour relancer l'économie 

Au début des années 1960, le charbon est jugé trop coûteux. Ce constat fait disparaître 4 000 emplois, dont celui du grand-père de David Gistau. Malheureusement pour la famille, le sort s'acharne. Le père de David, employé dans une usine de sidérurgie, est licencié en 1987. "Ils ont commencé à nous préparer avant la fermeture, à nous dire qu'il n'y avait plus de marché", explique Pierre Gistau, le père de David. Trente-quatre ans plus tard, c'est au tour du petit-fils de déplorer la suppression de plus de 330 emplois dans son village.



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