Mort de Frank Williams : "Un homme hors du commun" qui "ne lâchait rien", salue le monde de la course automobile

L'ancien pilote Jacques Lafitte et Jean Todt, président de la Fédération internationale de l'automobile rendent hommage à la persévérance du Britannique qui a passé la moitié de sa vie dans un fauteuil roulant.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Frank Williams, fondateur de la célèbre écurie éponyme de Formule 1, en Catalogne (Espagne), le 10 mai 2013 . (ALEXANDER KLEIN / AFP)

"La Formule 1 va prendre un grand coup", a réagi, samedi 28 novembre sur franceinfo Jacques Laffite, pilote automobile français, après le décès du Britannique Frank Williams, à l'âge de 79 ans. Il avait inscrit son nom dans l'histoire de la Formule 1 avec l'écurie éponyme qu'il a fondée dans les années 1970.

"C'est Frank qui m'a fait démarrer en Formule 1 en 1974, raconte Jacques Lafitte :  J'aime beaucoup Frank, je me souviens que c'est grâce à lui que j'ai fait tout ça, donc je suis très triste". Il rend aussi hommage à la persévérance de son ancien mentor : "Hargneux, il ne lâchait rien, il a tout fait pour être dans la course automobile".

Il s'est battu comme un diable avec peu d'argent. Tout doucement il a trouvé les financements nécessaires. Il les doit à son talent.

Jacques Lafitte

à franceinfo

Frank Williams était tétraplégique depuis un accident de voiture en mars 1986 et avait passé les dernières décennies de sa vie dans un fauteuil-roulant. "Il a eu du courage, il a continué à venir sur les grands prix, à mener son équipe et son entreprise", salue Jacques Lafitte. 

"C'était un homme remarquable, passionné. C'est cette passion qui l'a fait survivre avec ce handicap", abonde, sur franceinfo, Jean Todt, président de la Fédération internationale de l'automobile.

"C'est une leçon pour tout le monde, une leçon sur les dangers de la route, une leçon humaine de persévérance et de volonté incroyable"

Jean Todt

à franceinfo

"C'était un homme hors du commun, il a passé la moitié de sa vie handicapé, insiste Jean Todt. Il a voulu continuer à vivre normalement, à participer à des réunions, à gérer son équipe, à se déplacer sur les courses. Il a vécu pour et par la compétition automobile toute sa vie."

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Formule 1

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.