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Les 24h du Mans : 1er triomphe de Toyota avec l’équipe de Fernando Alonso

La vingtième participation a été la bonne. La firme japonaise triomphe pour la première fois aux 24h du Mans, à l’occasion de la 86e édition. Le constructeur doit son premier succès à la Toyota n°8, conduite par l’équipe de Fernando Alonso. L’Espagnol est sacré pour sa première expérience dans le monde de l’endurance. La n°8 devance sa sœur, la Toyota n°7 de Conway-Kobayashi-Lopez. C’est la Rebellion Racing de Thomas Laurent (n°3) qui complète le podium.
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France Télévisions
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Le coup de maître de Fernando Alonso. Le pilote espagnol, accompagné de Sébastien Buemi et de Kazuki Nakajima, a fait parler sa science de la course et du pilotage pour son premier relais de nuit en carrière. Il a notamment justifié les moyens mis en place par le constructeur japonais pour le faire signer. Le double champion du monde de F1 comptait près de trois minutes de retard sur la n°7, conduite par Conway-Kobayashi-Lopez, lors de la prise de relais vers 1h30. À la fin de son passage, il n’avait plus que trente secondes de retard sur José Maria Lopez, spectateur du numéro d’Alonso. Nakajima a ensuite continué le travail entrepris par son coéquipier pour voir la n°7 près des quinze secondes.

De là, les deux Toyota se sont relayées à la première place de la course. Dans la matinée, la n°8 a pris définitivement le contrôle prenant progressivement une avance confortable. Habitué aux malheurs ces dernières années, le constructeur japonais s’est tout même procuré des frayeurs avec la n°7. La première aux alentours de midi, avec un tête-à-queue de José Maria Lopez.

Finalement, moins de deux heures plus tard, Toyota a pu souffler et exprimer sa joie pour sa victoire pleine, en plaçant ses deux voitures sur les deux plus hautes marches du podium. Une première victoire après laquelle le constructeur courait après vingt participations. 

De son côté, Thomas Laurent confirme sa deuxième place de l'an passé, en finissant 3e avec la Rebellion Racing. En compagnie de Mathias Beche et Gustavo Menezes, la n°3 a été distancée à 10 tours des Toyota dans la nuit suite à une panne l'obligeant à passer par le garage. Les six autres LMP1 non-hybrides engagées par des équipes privées ont souffert avec pas moins de cinq abandons, dont celui de la SMP Racing N.11 du Britannique Jenson Button, novice également, et du Russe Vitaly Petrov.

• LMP2 : Les Français Jean-Eric Vergne et Andrea Pizzitola  l'emportent

L'Oreca n°26 de Jean-Eric Vergne a rapidement pris les commandes de la course. Après huit heures à sillonner le tracé sarthois, le pilote français de F1 et ses coéquipiers Roman Rusinov et Andrea Pizzitola, comptaient plus d'un tour d'avance sur leurs premiers poursuivants, l'Alpine n°36, et la Ligier n°23 de Panis Barthez Compétition avant de terminer sans difficulté la course. "C'était probablement, avec Paris en Formule Electrique, le plus beau podium de ma vie", s'est réjoui le Français Jean-Eric Vergne, vainqueur des 24 Heures du Mans en catégorie LMP2, dimanche, au volant d'une Oreca de l'équipe G-Drive Racing.

• GTE Pro la Porsche N.92 "Cochon rose" s'impose

En GTE Pro, la bagarre entre Porsche et Ford a tenu le public éveillé toute la matinée.  Jusqu'au tombé de la nuit, chaque tour offrait son lot de dépassements de folie, avec des prises de risque maximales. Mais au final, la plus solide de toutes reste la marque allemande, Porsche GT, qui a su rester dans le coup avec trois voitures en tête de la catégorie dont la fameuse "cochon rose" (#92) du trio Christensen-Estre-Vanthoor.

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