Moto GP : le champion du monde Fabio Quartararo "fier d'être un modèle pour les enfants"

Le Français a reçu sa médaille de champion du monde de Moto GP, samedi 4 novembre, à Monaco. 

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France Télévisions
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Le Français Fabio Quartararo a reçu officiellement, samedi 4 décembre, sa médaille de champion du monde de Moto GP, à Monaco.  (SYSPEO / ANADOLU AGENCY / AFP)

Plongé dans ce qui a été son "rêve depuis tout petit", Fabio Quartararo a reçu samedi 4 novembre à Monaco la médaille de champion du monde Moto GP. Il explique à l'AFP comment l'année 2021 a "changé (sa) vie" et prévient : "rien" ni "personne ne peut (le) déstabiliser".

Depuis le dernier Grand Prix le 14 novembre à Valence, vous enchaînez les invitations médias, vous avez donné le coup d'envoi de PSG-Nice... Appréciez-vous ces engagements ?

Ce sont des choses que j'aime bien faire même si je préfèrerais avoir du temps libre. C'est important pour mon image, j'ai pu en profiter aussi. Là, je vais prendre des vacances du 7 au 15 décembre, je vais voir la Formule 1 à Abou Dhabi. Et à partir du 16 je recommence vraiment l'entraînement très, très dur. J'ai un planning clair et je sais très bien ce que je veux pour l'année prochaine. J'ai encore plus de motivation que pour 2021.

Fabio Quartararo a reçu samedi 4 décembre des mains d'Albert II, Prince de Monaco, sa médaille de champion du monde Moto GP, à Monaco.  (SYSPEO / ANADOLU AGENCY / AFP)

Avez-vous l'impression d'avoir changé de dimension ?

C'est vrai que ça fait bizarre d'être arrêté par des personnes dans la rue, qu'ils demandent une photo. C'est quand même quelque chose d'assez bizarre, l'ascension que j'ai eue ces dernières années, surtout en 2021. Ca a changé pas mal ma vie.

"Ça représente quelque chose de très grand pour moi de savoir que je suis et resterai le premier Français à avoir gagné le championnat Moto GP. C'est une fierté énorme."

Fabio Quartararo

à l'AFP

Votre titre peut-il créer des vocations en France ?

Je l'espère. Je suis vraiment fier de me dire qu'il y a énormément d'enfants qui viennent me voir et me disent que je suis leur modèle pour être pilote. Ce sont des choses qui me touchent vraiment. Ca me fait revoir des images de quand j'étais petit, quand j'attendais des heures pour voir Valentino (Rossi). Ca me fait énormément plaisir, et je fais le maximum pour être un modèle.

Si l'on se replonge au moment de votre titre à Misano, le 24 octobre, à quoi avez-vous pensé en franchissant la ligne ?

A tellement de choses, même avant de passer la ligne, parce que bien évidemment quand j'ai vu (Francesco) Bagnaia tomber je savais que j'étais déjà champion. Je ne sais même pas comment j'ai pu terminer les quatre derniers tours. Quand j'ai passé la ligne j'ai surtout pensé aux moments difficiles que j'ai eus, quand j'ai fait énormément de voyages avec mon père pour faire des courses (en Espagne dès 7 ans), tous les moments où on a fait le plus de sacrifices avec mes parents, ma famille.

Vous étiez prédestiné à devenir champion, mais vous avez connu des moments difficiles en catégories mondiales inférieures. Comment avez-vous tenu bon ?

En 2015 par exemple, j'ai eu une pression énorme quand on m'a comparé à (Marc) Marquez. J'avais 15-16 ans. Tous ces moments difficiles, tous ces moments de pression, ça m'a appris énormément pour le futur. Entre 2015 et 2018, je n'ai fait aucun résultat, ou presque. Donc aujourd'hui ça m'a fait énormément de bien pour mon mental de me dire : "Ce n'est pas parce que j'ai eu autant de moments difficiles que ça ne va pas le faire". C'est ça qui m'a rendu très fort mentalement.

Fabio Quartararo célèbre son titre de champion du monde de MotoGP lors du Grand Prix d'Emilie-Romagne, le 24 octobre 2021. (GIGI SOLDANO / DPPI via AFP)

Certains concurrents ont souligné cette force mentale...

Ce n'est pas pour me vanter, mais c'est une chose sur laquelle je travaille beaucoup. Depuis tout petit je suis un mauvais perdant, et c'est une force pour moi.

"Quand je suis sur les circuits, c'est avec l'objectif de gagner, pas pour faire un top 5, et il n'y a aucune personne qui peut me déstabiliser."

Fabio Quartararo

à l'AFP

A Silverstone par exemple, quand on disait "Fabio va faire des erreurs, c'est obligé". Je répondais "d'accord aucun problème", et au final je gagne la course et mes adversaires sont 14e (Bagnaia) et 9e (Joan Mir), ce sont des choses, des petits détails, mais mentalement j'arrive à être très, très fort et rien ne peut me déstabiliser.

Avez-vous des points faibles ?

Les conditions mixtes et les conditions pluvieuses, ce n'est pas une de mes forces, c'est même un de mes points faibles, il faut être honnête. J'en suis conscient; c'est bien de connaître ses points faibles et de les travailler. 

Propos recueillis par Olivier Levrault/AFP

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