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Anthony Martial, un titulaire en puissance?

Anthony Martial a vécu sa première titularisation en équipe de France dimanche soir contre le Danemark. Une première pleinement réussie pour celui qui a provoqué, percuté et confirmé tout le bien qu’on pensait de lui sur son aile gauche. Passeur décisif sur le premier but de Giroud, l'attaquant de Manchester United a les armes pour s’imposer durablement chez les Bleus. Au point de devenir titulaire ? Eléments de réponse.
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France Télévisions
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L'attaquant des Bleus, Anthony Martial

Une réelle alternative à gauche

En un peu moins de 90 minutes, Anthony Martial a montré qu’il était bel et bien chez les Bleus pour longtemps. A moins d’un accident ou d’une grave blessure, le bail signé avec l’équipe de France devrait durer. S’il n’est pas encore à l’Euro, Anthony Martial a tout fait pour que Didier Deschamps prenne le temps de la réflexion et y réfléchisse à deux fois avant de ne pas l’incorporer à sa liste en juin prochain. Parce que à gauche dimanche soir, Martial a peut-être apporté les réponses que le sélectionneur attendait. Jusqu’ici, Deschamps avait tenté plusieurs alternatives. Benzema y avait fait un court séjour, notamment durant le Mondial, Antoine Griezmann, Nabil Fékir, aucun n’avait réellement convaincu.

Toutefois le joueur de l’Atletico Madrid, après ses prestations convaincantes, s’impose de plus en plus comme le troisième homme d’une attaque où Karim Benzema est intouchable et où Mathieu Valbuena a gagné le droit d’y être en répétant les prestations abouties sous le maillot bleu. A l’heure actuelle, et avec la blessure de Nabil Fékir, le quatrième homme en attaque – par sa dynamique en club et ses apparitions réussies en sélection – c’est Martial. Pas Giroud, ni Lacazette. Quatrième pour l’instant, en attendant peut-être mieux d’ici juin.

Un profil qui manquait à l’attaque des Bleus

Anthony Martial chez les Bleus, c’est désormais quatre sélections, 145 minutes disputées et deux passes décisives. Contre le Danemark, L’attaquant mancunien a permis au Gunner de mettre fin à sept mois de disette en sélection. Altruisme, vista, justesse… sur cette action Anthony Martial a prouvé qu’il n’était pas qu’un sprinteur balle au pied.

Il est rapide, puissant, capable de prendre la profondeur mais le natif de Massy en région parisienne a prouvé qu’il avait d’autres arguments. Son profil faisait défaut aux Bleus. Il apparaît comme un perforateur de défense. A l’instar d’un Franck Ribéry à la grande époque, en plus efficace, ou encore d’un Thierry Henry, qui avalait son couloir gauche – revoyez le but de "Titi" contre le Danemark à l’Euro 2000 – Martial peut rapporter du danger sur un couloir alors que le jeu offensif tricolore a trop tendance à se concentrer dans l'axe.

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